Ryanair va se réorganiser en quatre entités (l'année 2018 a été difficile)
AFP et Reuters

Ryanair ne voit pas d'impact du brexit sur la demande
Ralph Orlowski
AFP et Reuters

Ryanair ne voit pas d'impact du brexit sur la demande
Ralph Orlowski
La compagnie irlandaise à bas coûts a surpris lors de la publication ce lundi 4 février de ses résultats pour le troisième trimestre, en dévoilant une nouvelle organisation qu'elle doit adopter d'ici 12 mois. À l'image du groupe aérien IAG, le transporteur va se scinder en quatre filiales, Ryanair DAC en Irlande, Ryanair UK au Royaume-Uni, Laudamotion en Autriche et Ryanair Sun en Pologne.
L'objectif est d'avoir un fonctionnement plus efficace, de réaliser des économies de coûts et de pouvoir faciliter des acquisitions de petite taille, telle que celle de Laudamotion, dont la compagnie a pris le contrôle en 2018.
L'action perdait 3,25% vers 11h20 GMT, signant l'une des cinq plus fortes baisse de l'indice paneuropéen Stoxx 600 (-0,15%).
Ces filiales auront chacune leur propre directeur général et leur équipe de direction. Michael O'Leary reste aux manettes mais devient directeur général du groupe Ryanair et abandonne son poste de patron de Ryanair DAC. Il a par ailleurs donné son accord pour effectuer un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la société jusqu'en juillet 2024 au plus tôt.
Son maintien à la tête du groupe doit permettre d'accompagner cette transformation et donner de la visibilité aux actionnaires, selon Ryanair.
Le président du conseil d'administration de la compagnie, David Bonderman, va quant à lui passer la main à l'été 2020 et sera remplacé par Stan McCarthy, ancien patron du groupe agroalimentaire irlandais Kerry Group.
Ryanair annonce ces changements au moment où il traverse une mauvaise passe financière, illustrée par la publication d'une perte nette de 20 millions d'euros lors la période d'octobre à décembre, soit le troisième trimestre de son exercice comptable 2018-2019. L'an dernier à la même époque, il avait dévoilé un bénéfice net de 106 millions d'euros.
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La compagnie souffre d'une concurrence effrénée sur le segment du court-courrier en Europe, ce qui l'a conduit à fortement baisser ses prix, réduisant mécaniquement ses marges.
Le prix moyen d'un vol a reculé de 6% pour se situer à moins de 30 euros. Le nombre de passagers transportés a lui progressé de 8% à 33 millions sur le trimestre, pour un chiffre d'affaires en hausse de 9% à 1,53 milliard d'euros.
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Ryanair n'a en revanche pas touché à sa prévision de bénéfice pour l'exercice, après deux avertissements sur résultat en octobre 2018 et janvier dernier. Il table sur un bénéfice net compris entre 1,0 et 1,1 milliard d'euros, soit une nette baisse par rapport au 1,45 milliard enregistré en 2017-2018.
AFP et Reuters
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