Lamarque Sogy Bois relance son activité

La société landaise a dû se réorganiser pour faire face à la conjoncture. Elle envisage de se lancer dans la maison à ossature bois.

L'heure des grandes décisions a sonné pour Lamarque Sogy Bois. Aujourd'hui plus que centenaire, l'entreprise spécialisée dans le pin des Landes doit, dans les mois qui viennent, prendre une option stratégique fondamentale qui décidera de son avenir. « Le pin des Landes a sa carte à jouer. Mais il faut être prompt à occuper le marché », lance Anne-Marie Chauvin, arrière-petite-fille du fondateur de la société et actuelle présidente. Elle envisage en effet de lancer son entreprise dans la maison à ossature bois. De préférence en partenariat avec des acteurs nordiques de la filière.

Une diversification rendue nécessaire par la conjoncture qui semble devoir affecter durablement le marché du parquet et du lambris sur lequel Sogy Bois a bâti tout son développement passé et largement profité du boom de cette activité dans les années 1970. Son succès l'a même conduit entre 1987 et 1991 à réaliser plusieurs opérations de croissance externe en profitant des difficultés financières de certains de ses concurrents. Une stratégie qui lui avait alors permis d'accélérer son développement et d'atteindre ainsi une taille respectable, mais aussi de diversifier son activité dans la fabrication de divers produits comme la palette en bois. Mais, très vite, le groupe a lui-même dû faire face au retournement de la conjoncture.

restructurations positives

« Dès 2000, nous avons connu de graves difficultés qui se sont accentuées à partir de 2003, avec la concurrence des produits en provenance des pays du Nord », précise Anne-Marie Chauvin. À tel point que Sogy Bois a été contraint de fermer à son tour deux sites de production. Cette réorganisation s'est soldée par une simplification de la structure capitalistique du groupe au terme de laquelle la filiale Lamarque a avalé sa holding Sogy Bois.

Aujourd'hui, Lamarque Sogy Bois réalise environ 11 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 10 % à l'export, contre 20 millions d'euros dont 20 % à l'international vingt ans plus tôt. Les restructurations semblent avoir porté leurs fruits. Les activités de la société et de sa filiale Garaude dans le nord du département se sont stabilisées. Elles ont même progressé de 12 % en 2007. Une progression essentiellement due à la disparition de nombre de concurrents malheureux. « Nous avons repris du business faute de combattants », regrette Anne-Marie Chauvin.

Franck Audonnet, à Ygos

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