Baobag développe ses activités en Afrique

La société a mis au point une nouvelle machine mobile pour le nettoyage des « big bags », les sacs de très grande contenance, en vue de leur réutilisation.

Quand nous avons lancé notre machine de nettoyage des « big bags », des sacs de grande contenance, nous avons dû initier le processus pour créer le marché car les industriels n'avaient pas le réflexe de la réutilisation », explique Serge Thierry, directeur général de Baobag, ainsi que de ses sociétés soeurs Cyclis et Framapack. Baobag fabrique et commercialise les « big bags », ces sacs destinés au conditionnement et au transport de produits pour l'agro-alimentaire, la chimie, l'extraction minière, le traitement des déchets, le monde agricole, etc. Baobag, dont le siège social est à Marseille (Bouches-du-Rhône) et la direction commerciale à Cenon (Gironde) réalisera cette année un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros avec un effectif de 40 personnes. Sa société soeur Cyclis récupère ces big bags, les nettoie et les vérifie avant de les renvoyer à l'ensacheur ou de les revendre en occasion. « Cela réduit de 5 à 6 fois le volume de big bags mis sur le marché, poursuit Serge Thierry. Surtout, ce processus permet aux industriels de répondre aux contraintes et aux normes environnementales, et leur donne une image positive auprès de leurs clients. »

Il y a huit ans, Cyclis a déposé un brevet pour développer une machine capable de nettoyer automatiquement les big bags récupérés. Aujourd'hui, la société franchit une nouvelle étape. Avec l'aide d'une société d'ingénierie et le soutien d'Oséo ? Anvar ainsi que du conseil général de la Gironde, elle vient de mettre au point une machine transportable. « Elle peut être installée en deux jours ce qui évite de transporter les emballages sur de grandes distances et donc réduirait l'impact positif du recyclage », affirme Serge Thierry. La machine est destinée à des activités saisonnières comme, par exemple, l'ensachage des semences ou à être installée dans les ports où l'on charge et décharge des cargaisons en vrac. Elle améliore le nettoyage tant interne qu'externe des sacs, y compris pour l'agro-alimentaire, et contrôle l'étanchéité des big bags. Le chiffre d'affaires de Cyclis, 1 million d'euros en 2010, devrait être multiplié par deux l'an prochain du fait de cette machine et créer de nouveaux emplois.

« Marché florissant »

Framapack, la troisième société de la holding de Serge Thierry, n'est pas en reste en matière de respect de l'environnement. Elle fabrique et commercialise des doublures (ou saches) placées à l'intérieur des fûts et des seaux d'encres, peintures, gels, résines, colles ou produits cosmétiques. Conformes à la réglementation Reach, ces doublures isolent le produit du contenant, ce qui permet la réutilisation ou la valorisation des seaux. Les saches équivalent à un surcoût de 0,70 euro pour un seau de 25 litres, mais elles réduisent de 95 % le taux de déchets. Framapack réalisera un chiffre d'affaires de 1 million d'euros en 2010, en croissance de 40 % par rapport à 2009.

Baobag quant à elle développe ses activités en Afrique, « marché florissant et riche de matières premières, en croissance de 6 ou 7 % par an », souligne Serge Thierry. Pour bien exporter leurs productions, les sociétés locales ont besoin de les ensacher aux formats attendus par leurs clients nord-américains et européens. Autant de clients pour Baobag, Cyclis et Framapack ! n

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