Digital Airways prêt pour la révolution du téléphone
La Tribune
La Tribune
Depuis Argentan dans l'Orne, Digital Airways (20 salariés, 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires) produit ? pour Sagem, NXP, Neopost, Access, France Télécom, Samsung ? des « interfaces utilisateurs » pour téléphones mobiles, autrement dit des logiciels qui « gèrent » les interactions entre les téléphones mobiles et leurs utilisateurs.
merci google
D'après Franck Lefevre, cofondateur (en 1998) avec Nicolas et Philippe Silberzahn, l'activité de Digital Airways va être bouleversée par la « révolution Android de Google ». À l'écouter, Google, « qui va prendre une place énorme dans la téléphonie », va « faire au téléphone ce qu'IBM a fait il y trente ans avec l'ordinateur individuel en faisant appel aux logiciels de base de Microsoft, compatibles à tous ». Cela devrait à la fois faire disparaître des fabricants, estime-t-il, mais aussi voir les besoins en interfaces utilisateurs exploser. « C'est un boulevard pour nous car il va y avoir un marché dans la personnalisation et les nouvelles expériences utilisateurs. Les acteurs existants ne voudront pas vendre le même téléphone. »
petite mais ambitieuse
La jeune entreprise se dit prête à développer, pour le compte de SSII, de nouvelles applications mobiles (activités professionnelles, paiement mobile, gestion collaborative, etc.) et à s'ouvrir à d'autres secteurs que la téléphonie : télévision, distributeurs, lecteurs multimédias, ordinateurs de bord, plates-formes résidentielles (télévision, téléphone, live box, vidéo).
Mais peut-on rester petit et indépendant dans cet univers ? Affirmatif, répondent les dirigeants de Digital Airways, tout en observant que les industriels français accordent peu de « crédibilité » aux petites structures, pourtant « plus ambitieuses et plus proches des besoins des utilisateurs ». Claire Garnier, à Rouen
La Tribune