Solvimo poursuit son développement

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La PME se tourne vers les services pour résister à la crise de l'immobilier et continue d'étendre son réseau.

En pleine crise de l'immobilier, Solvimo implante neuf nouvelles agences franchisées. La PME varoise créée en 2003 est aujourd'hui à la tête d'un réseau de plus de 150 agences réparties sur tout l'Hexagone. Son propriétaire et fondateur, Olivier Alonzo, entend poursuivre ce développement rapide pour franchir la barre des 400 points de vente en 2010. « Nous en avons une trentaine en cours d'ouverture », précise-t-il.

Solvimo voit dans la diversification une solution à la crise. Pour soutenir un marché atone, l'enseigne a créé un produit d'assurance garantissant à l'acheteur le remboursement d'une éventuelle moins-value (jusqu'à 30.000 euros) en cas de revente du bien dans les 24 mois. « Les acquéreurs ont besoin d'être sécurisés en cette période de chômage », explique Olivier Alonzo. Solvimo vend également depuis mars 2009 des produits de défiscalisation destinés à des contribuables désirant faire baisser leurs impôts en investissant dans du neuf. « Nous fournissons le locataire, le financement, bref un package complet. Le client n'a plus qu'à signer », explique Olivier Alonzo, pour qui « le métier d'agent immobilier va de plus en plus aller vers le service ».

Agence franchisées

Solvimo ne traite que les particuliers et réalise en 2008 un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros, chaque agence dégageant 250.000 à 500.000 euros de commissions. La crise financière a fait baisser de 17 % le volume de ventes du réseau. La grande majorité des agents immobiliers (80 %) choisissant l'enseigne Solvimo sont néophytes dans le métier. Le système de la franchise leur permet de se lancer dans la profession en étant déchargé des questions de marketing. Solvimo sponsorise ainsi l'émission de TF1 « Combien ça coûte ».

Olivier Alonzo s'attend pour 2009 à une année de transition, « avec une chute des prix au mètre carré de ? 8 % à ? 9 % ». Après une période de calme plat, les transactions commencent à reprendre car les vendeurs acceptent de baisser leurs prix. « Les banques prêtent peu, mais les besoins en logements restent importants, poursuit-il. À partir du moment où les vendeurs s'alignent sur les capacités du marché, les biens s'échangent de nouveau. » Il anticipe une reprise pour septembre 2009. Début 2010, Solvimo devrait tenter une incursion au Benelux. Des négociations sont en cours avec deux partenaires éventuels.

Gérard Tur, à Marseille

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