État d'Esprit facilite la concertation

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L'agence de communication s'est spécialisée dans les opérations de consultation publique sur les grands projets.

Déplacement de la gare SNCF de Rouen, refonte de la place de la République à Paris, création de lignes de tramway à Hénin-Beaumont? Quel est le point commun entre ces trois projets ? Tous vont nécessiter une concertation publique préalable et sont entre les mains d'État d'Esprit, agence de communication publique créée il y a vingt ans à Paris (siège social) et Rouen. « Nous avons vu émerger et croître une demande spécifique en matière de concertation », observe Grégoire Milot, fondateur de cette société (2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 12 salariés), dont l'activité dépend désormais pour moitié de ce secteur. Ces besoins nouveaux sont apparus avec le renforcement des obligations légales ? loi Bouchardeau (1983), loi Barnier (1995), loi SRU (2000) ? et l'arrivée de nouvelles pratiques démocratiques.

« Le citoyen ne veut plus d'une communication ascendante vantant les mérites d'un projet finalisé », analyse Grégoire Milot, qui donne à Sciences po Paris un cours de réflexion méthodologique sur les règles de concertation. La mission d'Esprit, précise-t-il, consiste à « repérer toutes les cibles susceptibles d'être intéressées par un projet, à trouver les moyens de les informer, à leur donner les moyens de s'exprimer et, enfin, à analyser tout ce qui se dit ». Comme on a pu le voir avec le projet de port méthanier d'Antifer (porté par Poweo), la refonte de la station d'épuration Seine-Aval ou bien l'enfouissement de l'avenue Charles-de-Gaulle à Neuilly, cette concertation ? toujours financée par le maître d'ouvrage ? donne souvent lieu à des débats nourris !

Claire Garnier, à Rouen

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