Cancer : Genticel travaille sur un vaccin thérapeutique

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La société développe un traitement pour soigner le virus du papillome humain, qui joue un rôle dans le cancer du col de l'utérus.

Contrairement aux vaccins classiques qui servent à prévenir des infections ou protéger des virus, les vaccins dits « thérapeutiques » soignent les personnes déjà porteuses d'une maladie. C'est sur ce vecteur novateur que la société Genticel, ex-BT Pharma travaille, avec une cible bien précise : le virus du papillome humain (HPV) dont on connaît le rôle particulier dans le cancer du col de l'utérus. « C'est le troisième cancer le plus important dans le monde, avec près de 300 millions de femmes infectées », explique le président du directoire de Genticel, Benedikt Timmerman. « Il existe déjà deux vaccins mais ils sont purement préventifs. Nous travaillons donc à une solution pour les femmes déjà infectées ».

Spin-off de l'Institut Pasteur, Genticel a développé depuis sa création en 2001 un savoir-faire sur le développement des vaccins. Celui-ci s'est affirmé, avec l'arrivée cet été au conseil de surveillance de Didier Hoch, ancien président de Sanofi-Pasteur?MSD, joint-venture du groupe et de Merck&Co dédié aux vaccins. « C'est une chance incroyable de l'avoir dans notre équipe », se réjouit Benedikt Timmerman. « Il est à l'origine du vaccin préventif sur le cancer du col de l'utérus, qui génère un chiffre d'affaires de 1 milliard par an. Il a été enthousiaste sur notre vaccin thérapeutique, qui peut être un complément idéal aux solutions déjà existantes. »

Actuellement, Genticel a démarré les tests cliniques sur des femmes déjà exposées au HPV. Les résultats de ces tests de phase 1 seront connus en mars 2012, afin d'aboutir, la même année, à l'élaboration d'un vaccin prototype. L'entreprise toulousaine ne commercialisera pas le remède mais réalisera une transaction avec les groupes pharmaceutiques. De quoi amortir les sommes importantes déjà engagées dans les travaux de R&D et démarrer un prévisionnel de plusieurs dizaines de millions d'euros pour 2013.

Genticel a levé 19 millions d'euros, dont 13,1 millions lors de son dernier tour de table en février 2010. Composé d'une trentaine d'employés, dont 25 à Toulouse et 5 à Paris sur le développement commercial, Genticel travaille en outre à l'après-vaccin sur le cancer du col de l'utérus. « Notre plate-forme technologique nous permet de travailler sur d'autres maladies infectieuses chroniques et d'autres cancers, conclut Benedikt Timmerman. Nous avons identifié en ce sens une quarantaine de cibles potentielles. »

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