Ekinops lorgne vers la Bourse

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(Crédits : DR)
La PME propose des équipements de transport optique très haut débit pour améliorer les capacités de transmission de données.

En cinq ans, Ekinops a connu 2.938 % de croissance de son chiffre d'affaires, à 6,48 millions d'euros en 2008. Le taux peut donner le tournis. Il lui a en tout cas valu le 1er prix du Deloitte Technology Fast 50 pour la région Grand Ouest que Didier Brédy, le PDG de cet équipementier télécoms, a reçu hier soir Nantes.

Un PDG qui ne s'emballe pas : « L'impact de la crise économique est réel. Dans notre cas cela se caractérise par un léger tassement de notre taux de croissance », affirme Didier Brédy, qui a pris les rênes de la start-up basée à Lannion (Côtes-d'Armor) en 2005 alors qu'elle réalisait 250.000 euros de volume d'activités. Pour l'exercice en cours, l'entreprise devrait atteindre 10 millions d'euros de chiffre d'affaires. « Cette hausse provient essentiellement de notre gain de nouveaux clients, les anciens ayant réduit leurs investissements par rapport à l'année passée », précise Didier Brédy.

Le développement d'Ekinops (65 salariés) s'explique en grande partie par l'accélération de sa pénétration du marché américain. La société réalise 60 % de son activité outre-Atlantique et s'implante progressivement en Asie. La PME propose des équipements de transport optique très haut débit. Ces produits permettent d'améliorer les capacités de transmission de données sur les réseaux optiques et IP (Internet protocole).

Enjeu mondial

Pour les opérateurs télécoms, l'enjeu est de taille à l'heure où le développement de la vidéo à la demande et de la télévision en ligne consomment une quantité accrue de bande passante. Selon une étude de Cisco, le trafic sur IP sera de 56 exaoctets (soit 56 x 2 puissance 60 octets) par mois en 2013 contre 9 exaoctets par mois en 2008. « De plus, le format Ethernet prend le pas sur les autres formats de transmission, pour des questions de coût et de flexibilité, ce qui suppose pour les opérateurs d'adapter leurs équipements à cette nouvelle donne », indique Didier Brédy.

Si l'essentiel du marché est aujourd'hui concentré sur la vitesse de 10 gigabits, Ekinops prépare déjà la mutation vers le 100 gigabits. Au niveau mondial, le marché du transport optique des données est estimé à 15 milliards de dollars par an. Pour 2010, Didier Brédy prévoit de maintenir son taux de croissance à 50 %, soit 15 millions d'euros de chiffre d'affaires et atteindre l'équilibre financier d'ici douze à vingt-quatre mois. Il sera alors temps pour l'entreprise et ses actionnaires de penser à l'introduction en Bourse, l'un des objectifs à court terme de la société.

Mikaël Cabon, à Brest

PALMARÈS GRAND OUEST DU DELOITTE TECHNOLOGY FAST 50

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