Minafin se réorganise par marques

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(Crédits : AFP)
Après cinq années de croissance externe menée à un rythme accéléré, la société accroît l'autonomie de ses filiales Minakem, Minasolve et Pennakem.

Minafin n'a que cinq ans d'existence. Mais la société réalise déjà un chiffre d'affaires de 110 millions d'euros avec 570 salariés. Née en 2005 suite au rachat de l'entreprise de chimie fine Seac à l'australien Nufarm par Frédéric Gauchet - aujourd'hui président - et Philippe Guerret, directeur général délégué, le groupe produit des molécules sur mesure pour le compte de ses clients, les grands industriels de l'agroalimentaire, de la pharmacie et de la cosmétique.

En cinq ans, Minafin a multiplié les acquisitions et s'est diversifié. « Notre croissance a été très rapide. Il nous fallait rationaliser nos productions et nos stratégies commerciales. Chacune de nos marques - Minakem, Minasolve, Pennakem - est dorénavant rattachée à une filiale autonome. Depuis le 15 avril 2010, chaque marque a son patron, son équipe de R&D et ses services commerciaux. Nous voulons privilégier le process de nos clients en rendant notre production la plus flexible et polyvalente possible », explique Frédéric Gauchet.

acquisitions

Explications : en 2005, le siège et toute la production sont concentrés sur le site de Beuvry-la-Forêt, près de Valenciennes (Nord). Puis en août 2006, Minafin reprend une société de production à Leuna, en Allemagne. En juillet 2008, la PME en rachète une autre à Memphis, aux États-Unis, qui allait de pair avec une usine chinoise. Son chiffre d'affaires atteint alors les 70 millions d'euros (dont 90 % réalisés à l'export), et la fabrication des principes actifs de sa marque Minakem, destinés à la production de molécules médicamenteuses par ses clients, représente plus des trois quarts de ses activités. Pourtant, le groupe est encore trop petit pour rester référencé par les grands groupes mondiaux de la pharmacie. Même avec quatre sites de production répartis en France, en Allemagne, aux États-Unis et en Chine ! Les « big pharmas » avaient en effet décidé de réduire le nombre de leurs fournisseurs afin d'enrayer le laminage de leurs marges dû au développement des génériques.

Contraint de grossir une nouvelle fois, Minafin a donc racheté, en mai 2009, l'activité chimie de l'usine dunkerquoise AstraZeneca. Il a alors atteint la taille critique suffisante pour ses produits de la marque Minakem. « Aujourd'hui, la plupart des leaders mondiaux de la pharmacie nous font travailler », se félicite Frédéric Gauchet. Parallèlement, sa marque, Pennakem, dédiée à la chimie verte et issue de la biomasse de végétaux, a pris de l'ampleur ainsi que ses produits actifs Minasolve créés pour le marché de la cosmétique et de l'alimentaire.

Minakem et Minasolve ont leur siège à Beuvry-la-Forêt. L'activité de Pennakem se pilote depuis Memphis. Les usines de Beuvry, de Dunkerque et de Leuna produisent pour le compte de la marque Minakem (75 % du chiffre d'affaires). La chinoise et l'américaine sont dédiées à Pennakem (20 % du chiffre d'affaires). Les cinq usines peuvent être sollicitées par Minasolve (5 % du chiffre d'affaires). La production se répartit à parts égales entre le sur-mesure et le récurrent. Aujourd'hui, le groupe est prêt pour poursuivre son ascension. n

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