Nutriset étoffe son réseau de franchise

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La PME s'est imposée comme le leader mondial dans le traitement de la malnutrition sévère.

Imperturbable, ou presque. En dépit de la sérieuse attaque contre le brevet qui protège son produit phare (lire encadré), Nutriset continue d'étendre son réseau de contrats de franchise. Le leader mondial dans le traitement de la malnutrition sévère (52 millions d'euros de chiffre d'affaires, 120 salariés) vient d'entrer en négociation avec des partenaires potentiels à Haïti, en Ouganda et au Nigeria. Baptisé PlumpyField, son réseau de franchise lancé en 2005 a aujourd'hui des partenaires au Niger, au Malawi, en RD Congo, en Éthiopie, en Tanzanie, à Madagascar, en Mozambique, au Sierra Leone, en Inde, en République dominicaine, aux États-Unis, (via Edesia, fondation à but non lucratif) et bientôt, au Ghana. En 2009, ce réseau PlumpyField a produit 4.000 tonnes d'aliments thérapeutiques aux différentes marques de Nutriset, dont le fameux Plumpy nut, aliment prêt à la consommation qu'elle a mis au point et breveté avec l'Institut de recherche pour le développement (Paris).

10.300 tonnes de plumpy nut

Ce Plumpy nut est une pâte très énergétique à base d'arachide, de lait écrémé, d'huile végétale et de sucre, enrichie en vitamines et minéraux. Il peut être consommé sans eau ni cuisson et être utilisé à domicile par des enfants en situation de malnutrition sévère. Le brevet porte sur le procédé de mise en forme des différents composants et notamment sur la façon « d'encapsuler » vitamines et minéraux dans une matrice de pâte d'arachide et de matière grasse. Il est en vigueur dans 35 pays dont 25 pays d'Afrique, mais aussi en France, Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Grande-Bretagne, Islande, Pays-Bas, Canada et... États-Unis. À Malaunay (siège social) près de Rouen, Nutriset a produit en 2009 quelque 10.300 tonnes de Plumpy nut et 3.900 tonnes d'autres produits également destinés à traiter la malnutrition : suppléments nutritionnels pour la prévention des carences, laits en poudre « thérapeutiques » et comprimés de zinc pour le traitement de la diarrhée aiguë. Ces chiffres sont à rapprocher d'une demande estimée par l'Unicef à 30.000 tonnes d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi. Le chiffre d'affaires de cette PME familiale, créée en 1986 par un ingénieur, Michel Lescanne, a ainsi été multiplié par quatre depuis 2005. Grâce à des clients comme les agences des Nations unies (Unicef) ou les ONG telles que Médecins sans Frontières. Claire Garnier, à Rouen

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