« Avec la Green Line, Bureau Veritas veut contribuer à la protection de la planète »

 |  | 2467 mots
Lecture 12 min.
Didier Michaud-Daniel (DG de Bureau Veritas) : La confiance, selon moi, nait de deux choses : l'expertise et l'indépendance. L'expertise peut avoir ses limites, on le voit avec les débats sur les modalités du confinement. L'indépendance, elle, est claire. Dans nos métiers, on combine les deux, on est donc capable de redonner la confiance à nos clients, et surtout au consommateur final.
Didier Michaud-Daniel (DG de Bureau Veritas) : "La confiance, selon moi, nait de deux choses : l'expertise et l'indépendance. L'expertise peut avoir ses limites, on le voit avec les débats sur les modalités du confinement. L'indépendance, elle, est claire. Dans nos métiers, on combine les deux, on est donc capable de redonner la confiance à nos clients, et surtout au consommateur final." (Crédits : dr)
GRAND ENTRETIEN. Le directeur général de Bureau Veritas dévoile en avant-première à La Tribune sa « Green Line », un ensemble de services et de solutions en termes d'inspection, d'audit, de certification des industries et des organisations sur les engagements de développement durable. Didier Michaud-Daniel donne aussi sa vision de l'impact de la pandémie sur l'économie, notamment en Chine, et des conséquences du confinement.

LA TRIBUNE - Lors de la présentation de vos résultats trimestriels en octobre, vous aviez évoqué trois scénarios face aux incertitudes, une "reprise (économique) lente et progressive", une aggravation de la pandémie" et "une reprise atone". A l'époque, vous aviez privilégié le premier. Avec le nouveau confinement en cours, notamment en Europe, avez-vous changé de scénario ?

DIDIER MICHAUD-DANIEL - Cela peut paraître contre-intuitif, mais je reste sur mon premier scénario. D'une part, la période que nous vivons, du moins depuis la semaine dernière, montre que l'activité ne s'est pas arrêtée brutalement, contrairement à ce qui s'était passé durant le premier confinement. Nombre d'industries fonctionnent, ce qui nous permet de continuer à faire nos inspections, nos audits et nos certifications sur les sites. L'impact sera sans doute beaucoup moins fort que celui que nous avons connu avant l'été, notamment en France. D'autre part, les échanges que j'ai avec les patrons de nos bureaux en Asie, notamment en Chine qui représente la première source de revenus de Bureau Veritas, indiquent que la reprise économique y est vigoureuse. Je n'imagine donc pas un trou d'air tel que celui que nous avons connu au deuxième trimestre.

Précisément de par votre implantation vous connaissez bien la Chine. Comment les autorités développent-elles la politique économique post-pandémie ?

J'ai en effet des échanges hebdomadaires avec nos bureaux locaux, basés à Shanghai, qui sont dirigés par des collaborateurs nationaux : l'activité « matières premières, industrie et infrastructures » par David Wang, et l'activité « biens de consommation » par une femme, Catherine Cheng. Selon nos informations, l'épidémie est sous contrôle dans le pays, où peu de cas de contamination sont recensés. Et nous en bénéficions, notamment dans le secteur « construction et énergie ». Nous sommes les leaders en matière d'inspection des infrastructures énergétiques, et nous allons bénéficier de nombre d'initiatives prises par le gouvernement chinois. Notre croissance y est pratiquement de 10%.

Quelles sont précisément ces initiatives gouvernementales ?

Le gouvernement a décidé de mettre rapidement des moyens dans les énergies renouvelables, le nucléaire, considéré comme non polluant en termes de rejet de CO2, et dans le développement durable. De multiples appels d'offres sont lancés pour des fermes éoliennes, des installations solaires, et pour le développement d'une filière hydrogène. Nous avons une expertise dans ces domaines. Et puis les constructions d'infrastructures se poursuivent en raison de la migration continue des habitants des campagnes vers les villes. Je rappelle que parmi les économies développées le taux d'urbanisation en Chine est l'un des plus bas du monde. Les besoins de cette urbanisation croissante, notamment l'électrification, sont énormes. Et grâce à nos joint-ventures, nous pouvons accompagner nos clients chinois.

Qu'a changé la crise...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :