CES 2020 : Altyor en terrain connu à Las Vegas

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Le stand d'Altyor, au CES de Las Vegas, l'an dernier.
Le stand d'Altyor, au CES de Las Vegas, l'an dernier. (Crédits : Altyor)
Pour la cinquième année consécutive, Altyor, le challenger français des objets connectés pour la maison basé dans le Loiret, fera le déplacement en janvier au Consumer Electronics Show. Dans ses bagages pour Las Vegas, plusieurs nouveautés à annoncer au rassemblement mondial de l’IoT.

Yanis Cottard, PDG d'Altyor, profitera de sa présence aux États Unis du 7 au 10 janvier pour annoncer trois nouveautés principales au sein de son groupe basé à Saint-Cyr-en-Val. Il s'agit d'une part de la nouvelle plateforme de données Ask, mise à disposition de ses clients, les grands groupes spécialisés dans l'IOT (Internet of Things). Interrogeable à distance par ces derniers, à l'instar d'un catalogue de solutions, Ask est également conçu comme un outil de gestion interne pour Altyor. Sur son stand de 20 m2 au CES à Las Vegas, la société loirétaine exposera également aux visiteurs sa nouvelle solution de déverrouillage (Block) de projet.

Grâce au consulting, Altyor aide ses clients à concevoir leur propre cahier des charges d'IOT. Enfin, sa présence aux États unis sera aussi l'occasion de mettre en exergue son nouveau prisme en faveur l'économie circulaire. La production d'objets connectés, réalisée majoritairement à partir de matière plastique, a déjà commencé à utiliser des matériaux recyclés. En 2019, la part de récupération dans la production totale d'Altyor s'est ainsi élevée à 500 tonnes.

Les prises connectées vendues chez Leroy Merlin, c'est lui. Les serrures intelligentes pour Somfy c'est encore lui. Les thermostats commercialisés par Schneider, c'est toujours lui. Le groupe Altyor est devenu en sept ans un poids lourd pour la fourniture d'objets connectés aux industriels. Cette année, il a produit 2,5 millions d'unités et cette masse bénéficie d'une croissance de 25 %. À la clé, un chiffre d'affaires prévisionnel en progression à 40 millions d'euros en 2019 qui le positionne toutefois très loin du leader français de la sous-traitance électronique, Asteelflash Group, deuxième acteur européen derrière l'allemand Zollner.

Séduire de nouveaux clients américains

« Notre présence physique au CES nous permet de toucher directement de nouveaux donneurs d'ordre auxquels on n'a pas accès habituellement, précise Yanis Cottard. À Las Vegas, les présidents et directeurs d'achats des compagnies en plein développement sur le créneau de l'IOT sont présents. Il s'agit donc d'une occasion inespérée de leur présenter nos solutions intégrées, du design à la production. »

En janvier 2019, Altyor avait profité du salon mondial pour présenter la nouvelle segmentation de ses offres. Avec le programme Launchpad, la société propose d'étudier la faisabilité d'un produit connecté. L'offre Scale-up permet la montée en puissance d'une gamme d'IOT jusqu'à la production industrielle.

Enfin, via Serenity, Altyor se voit entièrement déléguer par son client la conception, le design et la fabrication de l'objet connecté. La société française compte bien faire valoir cette année sa nouvelle stratégie commerciale vis-à-vis de nouveaux clients américains présents dans les travées du CES. Un pari ambitieux dans un marché de l'IOT aujourd'hui largement trusté par les fabricants chinois (Tuya) et américain (Flextronics). Issu en 2012 de la fusion de PDCI et de Technochina, Altyor, est resté aux mains de ses managers et compte dans son capital BpiFrance et le Crédit du Nord pour une participation de 16 % au total. Le groupe emploie 70 salariés en France et 170 autres personnes dans son usine de Shanghai.

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ZOOM

Oxystress, l'expert en soins antioxydants

Peu de startups ont répondu cette année aux sollicitations de Dev'up, l'agence de développement économique de la région Centre-Val de Loire, pour se rendre à Las Vegas. En cause, essentiellement, le coût de participation au CES qui revient à 30 000 euros au total. Oxystress, fondateur de la solution Paotscan, a néanmoins décidé d'investir dans le voyage pour présenter son outil de mesure des bio­molécules.

L'objectif est de trouver des distributeurs sur ce marché mondial de l'innovation high-tech. Soutenue par Dev'up et Bpifrance, la société basée à Vierzon dans le département du Cher a mis au point un système qui mesure les carences de la peau en antioxydants. Provoquées par les radicaux libres, ces lacunes entraînent notamment le vieillissement des cellules de la peau. Paotscan, dont l'application numérique a nécessité dix années de recherche, permet ainsi en amont d'adapter avec précision traitements médicaux et crèmes cosmétiques destinés à renforcer le système de défense antioxydant de la peau. G.F.

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