Le projet de construction d’une station hydrogène à Vannes, la première de Bretagne, entrera en phase opérationnelle en juin. Exploitée par Engie Solutions et Morbihan Énergies à travers leur société commune HyGO, la future station sera ouverte en octobre sur le site de Michelin. Elle fournira 300 kilos d’hydrogène par jour à l’usine et à des véhicules grand public.La première station hydrogène de Bretagne verra le jour en octobre prochain à Vannes. Sa construction, d'une durée de cinq mois, sera lancée en juin sur le site de l'usine Michelin, qui fabrique la tringlerie des pneumatiques. À partir de la mise en exploitation, l'électrolyseur d'électricité renouvelable fournira à la station 300 kilos d'hydrogène vert par jour, ce qui représente une capacité pour 10 véhicules lourds et 200 véhicules légers. 70 kilos seront utilisés par Michelin pour son process de traitement thermique. 210 kilos alimenteront les deux pompes de la station destinées au plein de véhicules utilitaires légers et à des poids-lourds zéro-émissions. Sur le plan environnemental, la décarbonation des usages industriels de Michelin s'élèvera à 210 tonnes de CO2 évitées par an.
Flotte de bus, taxis, VSL ou camions frigorifiques
Le développement de cette boucle locale d'hydrogène vert à Vannes visant à alimenter le site Michelin et la station de recharge a été concrétisée par la signature le 25 janvier dernier d'un contrat de réalisation et d'exploitation qui a formalisé la création de la société baptisée HyGO, pour Hydrogène Grand Ouest. Celle-ci est chargée de construire est d'exploiter la station.
« HyGO est codétenue à 51% par Engie Solutions et à 49% par le syndicat Morbihan Énergies via la SEM 56 Énergies. Cette société commune est chargée de développer ces infrastructures de production et de distribution d'hydrogène renouvelable et d'ouvrir en Bretagne de nouvelles perspectives à cette filière », souligne Julien Chauvet, directeur Hydrogène France d'Engie Solutions et président d'HyGO. « Sur le site de Vannes, les véhicules usagers seront des bus, des bennes à ordures, des remorques frigorifiques, des taxis ou des VSL utilisées par les collectivités et les organismes publics. Les 200 kilos vont trouver preneurs au fur et à mesure », explique-t-il.
HyGO apporte une partie de l'investissement de 4,9 millions d'euros nécessaire à la mise en œuvre du projet. Soutenue par la Banque des Territoires, la solution développée à Vannes est également financée par l'Ademe à hauteur de 780.000 euros dans le cadre de l'appel à projets national « Écosystèmes de mobilité hydrogène ».
Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes