Les Écologistes proposent un congé climatique, LFI embraye
latribune.fr
" Personne ne devrait risquer sa santé ou celle de ses proches simplement pour aller travailler ", plaident les écologistes et Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti.
Les Écologistes ont lancé dimanche une pétition en faveur d'un congé climatique pouvant aller jusqu'à cinq jours par an. Une proposition soutenue par La France insoumise, qui plaide également pour une adaptation du droit du travail face à la multiplication des événements climatiques extrêmes.
La canicule s'invite dans le débat politique. Alors qu'une grande partie de la France est placée en vigilance rouge ou orange en raison des fortes chaleurs, Les Écologistes ont lancé dimanche une pétition réclamant la création d'un congé climatique pouvant aller jusqu'à cinq jours par an.
Le dispositif, inspiré d'une mesure adoptée en Espagne fin 2024, permettrait aux salariés de s'absenter sans perte de rémunération lorsqu'un épisode climatique extrême les empêche de travailler ou de faire garder leurs enfants. « Nous proposons la création d'un congé climatique jusqu'à cinq jours pour permettre à chacun de faire face à une canicule, une inondation, un incendie ou une fermeture d'école liée au climat, sans perte de revenus », expliquent Les Écologistes dans leur pétition.
La secrétaire nationale du parti, Marine Tondelier, a précisé sur LCI que ce congé pourrait être mobilisé lorsque « les conditions climatiques vous empêchent d'aller au travail » ou lorsqu'une école ferme en raison d'un épisode météorologique exceptionnel. « Personne ne devrait risquer sa santé ou celle de ses proches simplement pour aller travailler », plaident les écologistes.
LFI veut adapter le droit du travail
Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat, le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a lui aussi estimé nécessaire de faire évoluer le droit du travail face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes.
Il s'est prononcé pour une modulation des règles actuelles et la création d'« un congé spécifique », tout en appelant à renforcer la planification écologique. « Il faut des plans, une planification et des financements dédiés, alloués et stables », a-t-il déclaré, jugeant insuffisante la politique menée par le gouvernement.
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Le dirigeant insoumis a également défendu le projet porté par Jean-Luc Mélenchon de remplacer les régions par des « écorégions », qui deviendraient selon lui l'échelon de référence pour piloter les politiques climatiques.
Cette séquence intervient alors que Marine Le Pen a récemment proposé un « plan massif » de climatisation des écoles, des hôpitaux et des maisons de retraite afin de mieux faire face aux vagues de chaleur. Marine Tondelier estime toutefois que la climatisation ne doit être « ni un tabou, ni une réponse à tout ». Selon elle, la priorité doit rester l'isolation des bâtiments et l'adaptation des infrastructures.
« Si vous climatisez des logements qui ne sont pas isolés, vous n'allez pas très loin », a-t-elle fait valoir, tout en critiquant les positions du Rassemblement national sur les politiques climatiques.