Auréolée à deux reprises par le CES de Las Vegas et soutenue dans le cadre de France Relance pour The Box, son emballage connecté, intelligent et recyclable, la startup nantaise LivingPackets vient de finaliser une ligne de production semi-automatisée capable de produire jusqu’à 100.000 box par an.Dès le premier mars, Nantais et Parisiens pourront découvrir The Box en avant-première chez une poignée de commerçants sélectionnés, affiliés à des points de dépôt. A travers ce test et cette campagne de communication relayée par M6, LivingPackets veut mettre le grand public dans la boucle. C'est l'une des clés de la réussite de ce concept d'emballage connecté, intelligent et recyclable imaginé par la startup nantaise pour « révolutionner l'expérience utilisateur, sécuriser les livraisons et réduire l'impact des déchets d'emballages sur l'environnement. »
Disponible en deux versions de 2 litres (pliable) ou de 32 litres, The Box intègre désormais un écran de 7,8 pouces, un mécanisme de calage, un verrou mécano-électronique qui permet un déverrouillage de l'emballage uniquement par le destinataire via une application mobile, une caméra, permettant de vérifier le contenu, et d'un GPS embarqué, garantissant un suivi en temps réel du colis... Un dispositif affiné depuis 2019 avec le concours de C-Discount, Orange, Chronopost... dont les tests ont permis d'ajuster les fonctionnalités, de renforcer la sécurité, la solidité et la robustesse d'un matériel technologique promis à un millier de voyages pour trouver la rentabilité et rivaliser avec le carton.
Une chaine semi-automatisée
Le marché de l'emballage estimé 100 milliards de colis -avant la Covid 19- pourrait, selon une étude du spécialiste de la logistique et du e-commerce Pitney Bowes, grimper à 250 milliards d'unités en 2025. Là-dessus, LivingPackets aimerait en capter 200 millions. «Il faut maintenant que les gens découvrent The Box et se l'approprient», justifie Denis Mourrain, Ceo de LivingPackets, à Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes, qui vient de finaliser la construction d'une ligne pilote capable de produire de 50.000 à 100.000 box par an.
Plus qu'un outil de production, c'est une vitrine de son savoir-faire que LivingPackets vient d'implanter sur 400 m², avec le concours de l'ETI nantaise Europe Technologies, engagée dans la conception et l'assemblage de cette ligne pilote 4.0, semi-automatisée « où la présence de l'homme est obligatoire pour les opérations de préparations et de contrôle. Toutes les opérations répétitives sont supportées par des moyens robotisés », précise le fondateur de LivingPackets, auréolée deux fois de suite au CES de Las Vegas en 2020 et 2021 et jugée «à haut potentiel d'industrialisation » par le gouvernement qui lui a octroyé une aide de 400.000 euros dans le cadre du programme France Relance. En 2020, la startup nantaise a recruté 30 personnes portant son effectif à 47 salariés pour accompagner son développement.