Le grand bond en avant des voitures chinoises

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Les constructeurs de l'ex-empire du Milieu améliorent nettement leurs véhicules et veulent réduire les émissions de C02.

Les constructeurs chinois ont fait en deux ans un saut qualitatif », remarque un dirigeant de Peugeot. Une firme comme « Geely (celui qui a acheté Volvo) va très vite », souligne Yann Delabrière, PDG de Faurecia. « Il y a une convergence de l'offre par rapport aux autres marchés mondiaux », renchérit un expert de l'automobile. De fait, le salon de Shanghai 2011 frappe par la maturité des produits offerts par les marques chinoises. Certes, il y a encore quelques pâles copies de modèles occidentaux ou japonais et la finition des véhicules « made in China » reste souvent médiocre. Mais, les dernières Chery, premier constructeur chinois, Geely ou autres Great Wall font preuve d'une certaine maturité dans leur esthétique, leur conception même. Et les firmes locales n'offrent plus seulement de classiques berlines, mais des petits véhicules, parfois maladroits mais néanmoins intéressants, des « SUV » (4x4 routiers), coupés... Les motorisations elles-mêmes s'étoffent, avec des petits moteurs à essence turbo, des diesels à l'étude pour l'export comme chez Chery ou SAIC. Les chinois comme Chery ou Great Wall essayent aussi, tant bien que mal, de monter en gamme pour rivaliser avec les marques étrangères. Même si leurs véhicules demeurent bien moins sophistiqués.

Explosion des exportations

Les constructeurs chinois occupent désormais presque la moitié de leur marché intérieur. Contre un tiers il y a un an. Certes, Chery n'arrive encore qu'au cinquième rang en Chine, BYD au huitième, Geely au neuvième. Mais ce n'est pas si mal pour des firmes inexistantes il y a dix ans ! Quant à leurs exportations, elles demeurent encore faibles, représentant à peine 18 % des volumes d'un Chery. Mais elles n'en ont pas moins bondi globalement de 69 % le mois dernier. « L'Europe et les États-Unis ne sont pas leur préoccupation première. Ceux qui ont voulu s'y lancer ont compris qu'il leur fallait encore attendre. Mais les groupes chinois s'occupent des marchés d'Asie, d'Afrique, de Russie et entrent en Amérique du Sud. Comme l'avaient fait naguère les coréens », explique un analyste.

La réduction des consommations et du C02 commence aussi à faire partie des préoccupations des firmes chinoises. Les pouvoirs publics ont en effet imposé des restrictions drastiques en la matière d'ici à 2020. Du coup, Xu Jianyi, président de FAW, a annoncé un investissement de 1,5 milliard de dollars afin de développer, d'ici à 2015, 16 voitures particulières et utilitaires légers fonctionnant avec des « énergies nouvelles ». SAIC prévoit de lancer la production d'une petite voiture électrique, la Roewe E1, ainsi que d'un hybride, la Roewe 550.

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