À L’AFFICHE – Julien Demeaux est arrivé au Téfécé comme responsable data football sur volonté du nouveau propriétaire, RedBird Capital Partners Depuis, cet ancien ingénieur apparaît comme un rouage essentiel de la stratégie mise en place par le fonds d’investissement américain. Tout droit venu du secteur aéronautique, rien ne prédestiné l'homme à une telle finalité, jusqu’à un concours. Portrait.Julien Demeaux est arrivé au Toulouse Football Club en 2020 dans les valises du nouvel actionnaire américain, le fonds d'investissement RedBird Capital Partners. Sa fonction ? Responsable data football, un rôle-clef pour cet homme de l'ombre dans la stratégie incarnée par Damien Comolli, le président du Toulouse Football Club, qui va retrouver l'élite du football français dans quelques semaines.
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Depuis son arrivée à la tête du club de la quatrième ville de France, ce dirigeant a imprimé au club sa vision du football, totalement orientée vers la data, comme peut l'être une entreprise à la recherche de la moindre amélioration possible. Il ne s'en cache pas : chaque décision sportive fait l'objet d'une analyse de données. Le choix de l'entraîneur principal, le style de jeu à instaurer par l'équipe pour retrouver le championnat de France de Ligue 1, et désormais pour s'y maintenir, le choix des joueurs pour l'appliquer..., tout, pour RedBird Capital Partners, est une question de data-science. Même le choix il y a deux ans de jeter son dévolu sur le « Téfécé », a été tranché après avoir analysé plus de 70 clubs de football...
En Europe, peu de clubs poussent autant la démarche data pour en exploiter son côté prédictif. Seul le Liverpool FC, avec des moyens plus importants, applique cette même stratégie. « Le duo de clubs Brentford FC (en Angleterre, ndlr) et le Football Club Midtjylland (au Danemark, ndlr), qui ont le même propriétaire, a aussi emprunté le même chemin avec de très bons résultats à tous les niveaux. Néanmoins, aujourd'hui un cap est en train d'être passé sur le continent dans l'acceptation de ce que peut apporter la data dans le sport avec une démarche si poussée. Comme tout changement, l'usage de ce côté prédictif de la donnée a fait l'objet de résistance dans un premier temps », analyse Julien Demeaux.