À Graulhet, la filière cuir renaît et se diversifie (3/5)
Vanessa Vertus
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La filière cuir renaît de ses cendres à Graulhet.
Ateliers Fourès
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La filière cuir renaît de ses cendres à Graulhet.
Ateliers Fourès
Il y a quelques années encore les grandes friches industrielles de la ville de Graulhet - la municipalité en dénombrerait 167 - constituaient surtout un moyen pour les groupes d'artistes d'investir des espaces peu coûteux.
Ces friches, anciennes mégisseries témoignent pourtant d'une tout autre époque, celle d'un âge d'or pour cette cité de 13.000 habitants devenue prospère grâce au travail du cuir. C'est l'activité des mégissiers locaux avec la production d'une peau tannée aux extraits végétaux appelée la basane qui marqua les débuts de cette économie florissante, faisant de Graulhet la capitale française du cuir jusqu'au début des années 80.
Si après cette période, nombre d'entreprises locales ont vu leur activité s'effondrer, certaines ont résisté, à l'image des Ateliers Fourès.
Fondée en 1969 à Graulhet, cette société de 30 salariés et 3 millions d'euros de chiffre d'affaires (2022) est un acteur fort de ce maintien.À lire également
Cette résistance, l'entreprise l'a marque aujourd'hui de manière symbolique puisqu'elle va s'installer dans l'une des friches les plus connues de Graulhet, la friche industrielle Bourdaries située en plein coeur de la ville.
L'achat - qui a bénéficié du soutien financier public de l'Etat et de la Région à travers deux fonds pour le recyclage des friches - est-il la première étape pour un retour de la fabrication locale à une plus grande échelle ?Vanessa Vertus