L'Afrique et Ragni, c'est une histoire qui prend source à la fin des années 90, lorsque celle qui est encore une PME effectue ses premiers pas sur le continent, précisément au Maroc, y créant une filiale. Une première expérience à l'export qui s'est depuis largement étoffée.
Si la filiale marocaine n'est plus, c'est en Côte d'Ivoire et au Sénégal que l'entreprise française a installé ses filiales, la première en juillet 2022, la seconde, 3 mois plus tard. Mais le Groupe Ragni est très implanté sur le continent. « Nous travaillons dans de nombreux pays. Il est indispensable d'avoir une vision large », estime Jean-Christophe Ragni, directeur général en charge de l'export.
Vision globale, présence plurielle
De fait, en Afrique du Nord, là où tout a commencé, « nous disposons d'une activité relativement régulière », commente Jean-Christophe Ragni, plus précisément en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ailleurs sur le continent, des discussions ont été entamées avec la Libye, grâce au réseau des conseillers du commerce extérieur de la France, au Togo, « nous travaillons sur des projets longs », tandis que le Bénin est friand d'investissements pour ses infrastructures. Un Bénin stratégique par ailleurs, qui peut servir de point d'accès à des pays voisins, afin de tester certains marchés, « nous y sommes présents grâce à un partenariat solide avec un Béninois totalement dédié aux marques du Groupe ». Le Rwanda, qui bénéficie d'une économie dynamique, devient également un axe de développement, « c'est un pays qui va devenir important pour Ragni », note encore Jean-Christophe Ragni, tandis qu'au Kenya des discussions sont en cours avec des entreprises locales, toujours des échanges en Ouganda suite au FASEP (études de faisabilité, NDLR), réalisé en 2021 et qu'en Angola, le groupe vient de signer une représentation. Il y a également l'Océan Indien et l'île Maurice, que l'ETI française a intégré dans son portefeuille depuis 2008.