La Chambre régionale des comptes épingle le club de rugby montpelliérain
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Le MHR compte 101 salariés dont 44 joueurs, soit près de 22 millions d'euros de salaires et charges sociales.
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Le MHR compte 101 salariés dont 44 joueurs, soit près de 22 millions d'euros de salaires et charges sociales.
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Alors que la saison redémarre pour le Montpellier Hérault Rugby (MHR), qui a sauvé de justesse sa place en Top 14 lors de la saison 2023-2024, la Chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie a rendu public son rapport sur le club montpelliérain le 20 août dernier, dans le cadre d'une enquête menée sur les clubs de rugby professionnels de la région.
Deux structures étaient concernées par le contrôle, portant sur les exercices 2018 à 2022 : la société sportive professionnelle SASP MHR, qui pilote l'équipe professionnelle et le centre de formation, et l'association sportive MHR qui a pour objet de développer la pratique du rugby amateur (l'ensemble étant dénommé par la CRC « groupement sportif »).
Les deux entités bénéficient toutes deux de soutiens financiers publics réguliers sous des formes diverses. La SASP perçoit des subventions au titre des missions d'intérêt général prévues par le code du sport ainsi que des recettes provenant d'achats de prestations de services (places et espaces publicitaires lors de manifestations sportives, application du nom ou du logo de la collectivité sur des supports de communication) par les collectivités locales, en l'occurrence la Ville de Montpellier, le Département de l'Hérault, la Métropole de Montpellier et la Région Occitanie. L'association, quant à elle, perçoit des subventions en tant qu'organisme à but non lucratif, notamment de la Métropole de Montpellier, son principal financeur.
Le groupement sportif a ainsi perçu un total de 25,4 millions d'euros sur les saisons sportives 2017-2018 à 2022-2023, soit entre 3,3 et 4,9 millions d'euros par saison. Ce qui en fait l'une des structures bénéficiant d'un des niveaux de subventions les plus élevés dans l'Hérault.
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Mais le gendarmes de comptes publics pointe un manque de transparence : une multiplicité des financeurs, l'imprécision de certaines conventions liant la société et l'association aux financeurs publics, et des lacunes affectant parfois les documents produits pour retracer l'emploi des subventions. Autant de facteurs qui rendent « difficiles la vérification du respect du plafond de subventionnement public local de 2,3 millions d'euros prévu par le code du sport en faveur du sport professionnel ».
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