Primark a inauguré son 30e magasin le 10 septembre à Montpellier. Le géant du prêt-à-porter à bas prix, critiqué pour son impact écologique ou les conditions de travail des usines où il fait fabriquer, mise sur ses marges réduites, une logistique optimisée et l’attractivité des centres commerciaux pour séduire une clientèle en quête de pouvoir d’achat. Jouant ainsi le rôle de locomotive commerciale.Le géant du prêt-à-porter à bas prix Primark a ouvert le 10 septembre à Montpellier, dans le centre commercial Odysseum, son trentième magasin français et le 473e dans le monde. Avec une surface de 5 300 m2 en surface de vente répartis sur trois étages, il fait désormais partie des mastodontes de la marque irlandaise en France. Quelque 200 personnes en CDI ont été recrutées, avec des contrats allant d'une dizaine d'heures pour les étudiants (12 % de l'effectif) à 25 ou 35 heures.
Cette ouverture était grandement attendue par la clientèle montpelliéraine à en juger la longue queue qui s'était formée dès mercredi matin en attendant l'heure de l'ouverture. Textile mais aussi accessoires, cosmétique, linge de lit, déco, bagagerie, petit électronique, etc. : Au total plus de 8 000 références sont proposées à des prix particulièrement compétitifs, l'un des marqueurs de l'enseigne. Dans les rayons, le jean haut de gamme plafonne à 20 euros et le tee-shirt basique est proposé à 3 euros.
Dégâts écologiques et conditions de travail
Des prix bas, voire hyper bas, qui s'apparentent aux pratiques d'autres de ses concurrents de l'ultra fast-fashion, les Shein et autres Temu. Avec son lot de critiques notamment en raison de son impact environnemental. Les dégâts écologiques de cette industrie sont régulièrement soulignés par des associations de défense de l'environnement, et l'enseigne irlandaise est souvent accusée de greenwashing. « L'industrie textile est devenue l'une des plus impactantes pour notre environnement : elle représente environ 8 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde », rapportait en mars 2024 le ministère de l'Écologie, pointant du doigt cette ultra fast-fashion et précisant que son essor « amplifie le coût environnemental de cette activité » avec une production mondiale de vêtements « qui a doublé en 14 ans tandis que la durée de vie des vêtements a diminué d'un tiers ». En réponse, la directrice France de Primark met en avant des programmes environnementaux comme le recyclage de l'eau utilisée pour la fabrication des jeans...