Val Tolosa : pourquoi le tribunal administratif met un nouveau coup d'arrêt au projet

Florine Galéron

val tolosa opposants
Rémi Benoit

Florine Galéron

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Rémi Benoit
C'est un nouveau revers pour le promoteur Unibail-Rodamco-Westfield. Après le rejet d'un deuxième permis de construire en décembre 2017, le tribunal administratif de Toulouse annonce vendredi 7 septembre avoir annulé deux arrêtés préfectoraux permettant le développement du centre commercial Val Tolosa à Plaisance-du-Touch.
Dans une première décision, le tribunal rejette un arrêté délivré le 12 juillet 2017 par le préfet de Haute-Garonne accordant des dérogations aux interdictions de destructions des espaces protégées.
Un premier arrêté de dérogation (du 29 août 2013) sur les espèces protégées avait déjà été retoqué par la cour administrative d'appel de Bordeaux le 13 juillet 2017. Le promoteur avait remanié son projet notamment sur le volet social et écologique. Un second arrêté avait alors été délivré (celui qui vient d'être annulé). Mais pour le tribunal, "les éléments ajoutés ne sont toutefois pas de nature à modifier la nature essentiellement commerciale de l'opération".
Par ailleurs, le tribunal administratif annule également l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2014 portant là encore sur une dérogation des espèces protégées, mais cette fois pour construire une route départementale conduisant au centre commercial.
Pour rappel, lancé il y a une quinzaine d'années, le projet Val Tolosa prévoit l'implantation de 63 250 m2 de surface de vente, un hypermarché, 150 boutiques et un grand magasin de 9 000 m2 à Plaisance-du-Touch, commune de l'Ouest toulousain. Cela en ferait l'un des 10 plus grands centres commerciaux de France pour un investissement de 350 millions d'euros. Lors de la présentation du projet, le promoteur immobilier mettait en avant son impact en termes d'emplois avec la création de 3 000 emplois directs et indirects pendant la phase de construction et 2 000 emplois une fois les portes du centre commercial ouvertes.
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Unibail-Rodamco-Westfield, le promoteur du projet a réagi dans la foulée vendredi en prenant "acte de cette décision qui empêche le démarrage immédiat des travaux". Estimant que "le projet correspond à un degré extrêmement élevé d'exigence environnementale" et qu'il "est adapté aux attentes des habitants de l'agglomération toulousaine", le groupe a annoncé vouloir faire appel.
Florine Galéron