Norimat lance sa ligne pilote de production de "supers" matériaux
Héloïse Thepaut

C'est grâce à une levée de fonds de 2,5 millions d'euros, bouclée en 2019, que la société a pu lancer sa ligne de production.
Norimat
Héloïse Thepaut

C'est grâce à une levée de fonds de 2,5 millions d'euros, bouclée en 2019, que la société a pu lancer sa ligne de production.
Norimat
La startup toulousaine Norimat vient de présenter sa ligne de production pilote et sa nouvelle machine, d'un coût de 600 000 euors. C'est grâce à une levée de fonds, bouclée en juillet 2019, que la société a pu industrialiser son process. D'un montant de 2,5 millions d'euros, le tour de table avait été réalisé auprès de Galia Gestion, Innovation Fund et IRDI Soridec.
L'entreprise pense déjà à s'équiper d'une nouvelle machine de production, en 2021. Mais, automatique cette fois. Elle permettrait de fabriquer plus de pièces car elle ne serait pas limitée par le facteur humain.

La nouvelle machine de Norimat permet d'importants gains de productivité (Crédits : Norimat).
La technologie sur laquelle s'appuie la startup, appelée frittage flash, permet d'obtenir des pièces en alliages métalliques (titane, titane-aluminium, superalliage), composites, métaux durs mais aussi en céramiques, de très grande pureté et très résistantes. Inventée au Japon il y a trente ans, cette méthode consiste à chauffer une poudre à forte intensité par des impulsions électriques.
La société, installée depuis janvier 2017 dans les locaux du CEA Tech Occitanie à Labège, possède une cinquantaine de clients. Ceux-ci proviennent principalement des secteurs de l'aéronautique, du spatial, de la défense, de l'industrie et du luxe tels que l'horlogerie et la joaillerie.
En 2020, l'entreprise souhaite conforter son positionnement sur ses marchés historiques mais également toucher d'autres secteurs. Elle a pour objectif d'étendre son offre à l'automobile et au médical.
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La startup, qui ne communique pas sur son chiffre d'affaires, veut aussi s'étendre à l'international. Déjà présente au Japon et en Suisse, elle compte s'adresser à d'autres pays comme l'Angleterre, l'Allemagne, L'Espagne, l'Italie, le Canada ou encore les États-Unis. Pour accompagner ce développement, l'entreprise de 10 salariés devrait recruter 5 à 10 personnes, dans les prochains mois, sur des postes techniques et commerciaux, principalement.
Héloïse Thepaut