Depuis cet automne, le CNES dispose au sud de Toulouse d'une antenne nouvelle génération optimisée pour suivre depuis le sol les satellites en orbite basse. Ce démonstrateur, développé par Safran, sera décliné dès 2024 au Chili et dans les DOM-TOM pour faire face aux besoins grandissants de revisite et de débit des missions spatiales. Plus compacte et cinq fois moins coûteuse, cette technologie devient également plus abordable pour les acteurs du NewSpace.Jamais l'espace n'a connu autant d'objets en orbite basse. D'après un récent rapport d'Euroconsult alors que près de 3.000 satellites de moins de 500 kg ont été envoyés en orbite sur la période 2011-2020, ce chiffre est appelé à exploser dans les prochaines années avec près de 14.000 smallsats qui devraient être lancés dans l'espace d'ici à 2030 sous l'impulsion notamment des mégaconstellations de type Starlink par SpaceX.
Une antenne nouvelle génération pour les nouveaux besoins du spatial
Cette
révolution du NewSpace bouscule aussi les stations qui suivent depuis le sol les satellites. Le CNES dispose aujourd'hui de six stations dans le monde chargées de garder un oeil sur les 15 satellites contrôlés par l'agence spatiale française. Ces stations réceptionnent
des informations sur l'état de santé du satellite et les données mesurées par les instruments, autant d'éléments ensuite transférés ver le centre spatial toulousain
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Depuis le mois de septembre, le CNES est équipé sur son site d'Aussaguel, à une trentaine de kilomètres au sud de Toulouse, d'une antenne nouvelle génération optimisée pour suivre depuis le sol les satellites en orbite basse et répondre notamment aux besoins des nouveaux acteurs du spatial. Avec le soutien de l'Etat par le biais par exemple de France 2030 (qui a déjà soutenu quatre projets de constellation), le CNES s'attend « à recevoir énormément de demandes dans les années à venir des nouveaux acteurs pour le suivi des satellites », confirme Etienne Mercey, chef de service ingénierie stations. Problème, les gigantesques antennes paraboliques actuelles sont « surdimensionnées » pour leurs besoins.
«Jusqu'à présent, nous utilisions le même type d'antenne au même coût pour suivre un satellitecomme SWOTqui a 12 mètres d'envergure une fois ses panneaux solaires déployés que le cubesat Ness fourni par la startup U-Spacequi fait 60 cm de côté. Nous avons décidé de diversifier notre offre de service pour s'adapter aux besoins de ces nouveaux entrants», indique Claude Audouy, sous-directeur télécommunications, stations et alertes au CNES.