Aéronautique : l'IA pour piloter les avions, ce n'est pas pour demain

Florine Galéron
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Airbus a déjà testé avec succès l'automatisation d'un déroutement d'urgence sur un A350.
Rémi Benoit

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Airbus a déjà testé avec succès l'automatisation d'un déroutement d'urgence sur un A350.
Rémi Benoit
La prouesse avait fait grand bruit dans le secteur aérien. En janvier 2023, Airbus franchissait un nouveau cap dans l'assistance au pilotage en accomplissant un déroutement d'urgence sur un A350 sans intervention de l'équipage. Dans ce programme de démonstration baptisé Dragonfly, une voix synthétique générée par un algorithme d'intelligence artificielle alerte le contrôle aérien et la compagnie aérienne. C'est toujours en s'appuyant sur l'IA que le système sélectionne automatiquement l'aéroport le plus approprié pour le nouveau plan de vol et fournit à l'équipage des alertes audio pour que l'appareil se dirige seul vers sa place de stationnement.
L'avionneur européen précisait que l'intelligence artificielle n'a pas vocation à remplacer les pilotes mais seulement à faire face à des situations d'incapacité de l'équipage. Les pilotes pourraient aussi utiliser ces technologies d'assistance plus poussées pour faciliter par exemple le cheminement de l'avion vers sa place de stationnement en période de forte affluence à l'aéroport. L'IA devrait aussi accélérer l'entrée en service d'une configuration avec un seul pilote dans le cockpit (SPO : Single pilot operation) qui intéresse plusieurs compagnies pour réduire les coûts d'exploitation.
Bien que l'expérimentation Dragonfly ait été prometteuse, « ce n'est pas encore la fin de l'aventure si on veut aller vers l'industrialisation de ce type de solution d'intelligence artificielle », a confié Isabelle Lacaze, responsable du démonstrateur DragonFly au sein d'Airbus UpNext, invitée à témoigner le 17 octobre dernier lors des Rendez-vous de l'innovation de l'Enac à Toulouse.
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« Airbus considère qu'il existe énormément de potentiel derrière l'IA avec des solutions qui peuvent être très bénéfiques pour l'aviation. La question c'est plutôt de savoir comment introduire ces technologies proprement », ajoute-t-elle.
Florine Galéron