Gabon : lancement d'un nouveau programme d'électrification rurale
Sylvain Vidzraku

électricité Afrique
Reuters
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Les autorités gabonaises veulent augmenter le taux d'électrification rural actuellement de 30% dans le pays. Ce vendredi 16 février, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a inauguré la ligne électrique par la mise en service d'un poste de transformation électrique d'une capacité de 20/30 KV. Selon les sources officielles, cette ligne devrait permettre de fournir l'électricité à 28 villages situés entre les villes de Kango dans la province de l'Estuaire et de Bifoun dans le Moyen Ogooué, soit environ 8.000 habitants qui vont bénéficier à terme de l'électricité. En dehors de ces villages, l'alimentation en électricité qui sera possible aux moyens de 28 transformateurs et 200 branchements, profitera aussi à 496 foyers d'éclairage public, six écoles et une usine de transformation d'huile de palme à Kango et Mouila, l'usine de transformation d'Hévéa à Bitam et le projet Graine. Pour le président Ali Bongo Ondimba, cette réalisation est une réponse donnée aux préoccupations exprimées par les populations bénéficiaires lors de sa dernière visite dans ces milieux.
A noter que la mise en service du poste de transformation de Kango (80 kilomètres de la capitale gabonaise, Libreville) s'inscrit dans le cadre d'un projet de densification des réseaux électriques de distribution publique en zones rurales qui prévoit la réalisation de 1.800 km de réseaux HTA pour alimenter 350 villages. Ce programme d'électrification rurale impactera près de 25.000 ménages des neufs (9) provinces du Gabon. Selon les sources gouvernementales, il vise à augmenter le taux d'accès à l'électricité des populations installées dans les zones rurales, à garantir l'approvisionnement en électricité dans industries et PME/PMI florissantes en milieu rural, à lutter contre la pauvreté en milieu rural par la création des activités génératrices des revenues (AGR) et à contribuer à la lutte contre l'exode rural.
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Ce projet n'aurait pas pu être mis en œuvre sans la participation du secteur privé. Selon les autorités gabonaises, il est le fruit d'un partenariat public-privé entre l'Etat gabonais et le groupe Gabon Spécial Economic Zone, une société du groupe singapourien Olam, leader de l'agro-industrie au Gabon. De quoi contenter le numéro 1 gabonais. « C'est possible de le faire en ayant de bons partenariats car aujourd'hui il est bon pour notre pays de se placer parmi les champions des partenariats publics-privés. Nous travaillons avec un certain nombre d'entreprises qui comprennent le bien fondé de notre souci de voir l'amélioration des conditions de vie des populations », a déclaré Ali Bongo Ondimba tout en insistant sur son souhait d'améliorer « les conditions de vie de nos compatriotes en électricité et en eau, mais aussi en apport énergétique pour permettre le développement industriel de notre pays ».
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