Zimbabwe: l'exploitation minière dans les zones des parcs nationaux est désormais interdite
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Le gouvernement zimbabwéen vient d'interdire avec effet immédiat les activités minières dans les parcs nationaux et les rivières en vertu de nouvelles réglementations strictes dévoilées hier soir. « L'exploitation minière dans les zones détenues par les parcs nationaux est interdite avec effet immédiat. Des mesures sont prises pour annuler immédiatement tous les titres miniers détenus dans les parcs nationaux »,a déclaré hier Monica Mutsvangwa, ministre de l'Information, lors d'un point de presse.
«Toute exploitation minière alluviale et dans le lit des rivières est interdite avec effet immédiat, sauf sur les rivières Save et Angwa. Tous ceux qui détiennent des concessions minières bénéficieront d'un délai de grâce à annoncer, pour obtenir l'acceptation de l'évaluation de l'impact environnemental et du plan d'état des travaux par le ministère des Mines et du développement minier», a précisé la ministre.
La décision du gouvernement vient de donner raison à des avocats spécialistes du droit environnemental au Zimbabwe qui avaient saisi la justice pour tenter d'empêcher une entreprise chinoise d'ouvrir une mine à charbon dans la plus grande réserve naturelle du pays, selon leur pétition obtenue par l'AFP mardi.
« L'opération d'une mine dans un parc naturel protégé contrevient au devoir constitutionnel d'empêcher les dégradations écologiques et de promouvoir la préservation » de l'environnement, écrit l'Association des avocats environnementaux du Zimbabwe (Zimbabwe Environmental Law Association, ZELA) au tribunal.
Hier dans la soirée, l'association n'ont pas hésité à saluer le gouvernement pour la célérité et la fermeté de sa décision, et ses membres pour leur tenacité.
Le parc national de Hwange (ouest) est devenu la dernière cible des opérations minières après que l'entité minière d'État, la Zimbabwe Mining Development Corporation (ZMDC), a engagé un investisseur dans une coentreprise minière. Le gouvernement aurait autorisé la société minière chinoise Tongmao Coal Company à explorer du charbon dans la réserve de Hwange, la plus importante du pays, qui abrite plus de 45 000 éléphants et de nombreux animaux sauvages, dont des rhinocéros noirs.
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Le ministre des mines et du développement minier, Winston Chitando, a expliqué dans une déclaration à la presse locale que dans certains cas, des subventions spéciales étaient accordées pour l'exploitation minière dans des zones restreintes.
« Inévitablement, la réserve de Hwange deviendrait, dans un avenir proche, un site de forage, de construction routière et de sondages géologiques sur deux sites proposés », dénoncent les avocats. Ces opérations feraient courir « un risque irréversible de dégradations écologiques avec des pertes irrémédiables d'animaux et d'espèces végétales, la réduction d'habitats de beaucoup d'espèces rares dont le rhinocéros noir, le pangolin, l'élphant et les chiens sauvages », précisent-ils.
En conséquence « le tourisme de type safari et l'usage écologiquement durable de cette ressource, qui représente une source vitale de revenus pour la population locale, seraient anéantis et la plus grande colonie de mammifères au monde détruite », plaide le ZELA.
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Cette exploration minière étant « imminente », selon les avocats, ils demandent « urgemment » au tribunal d'interdire, à la société chinoise comme à l'entité gouvernementale supervisant les activités minières du pays, « de causer la ruine du parc, autrefois immaculé, de Hwange ».
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