L'Amérique est toujours là
Robert Jules
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L'information est passée quelque peu inaperçue, mais la France n'est plus seule au Mali. Les Etats-Unis ont signé un accord avec le Niger (frontalier entre autres de l'Algérie et du Mali) qui va autoriser le stationnement sur le sol de ce pays de l'Afrique de l'Ouest de troupes et de matériel. Des commentateurs disaient que la première puissance mondiale ne souhaiter pas s'engager. Il n'en est rien.
Scruter les immensités désertiques
S'il ne s'agit pas - pour le moment - d'intervenir directement pour lutter contre les agissements des réseaux terroristes d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), la logistique américaine, en particulier une base des drones, va permettre de scruter les immensités désertiques. Cette appui va permettre d'épauler la France dont les troupes en appui du contingent malien ont repris Tombouctou.
L'opération « Serval » et la prise d'otages meurtrière sur le site gazier algérien d'In Amenas on précipité la conclusion de l'accord américano-nigérian. Cet engagement occidental n'est pas non plus désintéressé. La cote de la France, depuis le génocide au Rwanda et la guerre civile en Cote d'Ivoire, n'était pas au plus haut. Et les Etats-Unis se montraient plutôt discrets ayant fort à faire en Afghanistan et en Irak.
Un sous-sol largement sous-exploité
Mais, l'Afrique connaît dans certaines régions un développement économique spectaculaire, une démographie en hausse, et devrait être la zone émergente la plus dynamique dans futur très proche. Les Chinois, et dans un moindre mesure les Indiens, sont déjà fortement présents, attirés par un sous-sol des plus riches de la planète et largement sous-exploité.
Mais développement et investissements riment mal avec violence. Tant que la région ne sera pas sécurisée, il sera difficile d'avoir de la croissance. Les Occidentaux ont donc décidé de faire le retour par le biais d'une lutte frontale contre la menace terroriste.
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Moral en berne
Ces considérations africaines ne rentrent pas en ligne de compte pour le consommateur américain. Son moral était en janvier à son plus bas niveau depuis novembre 2011. La frénésie de l'élection présidentielle américaine étant retombée,on revient à la réalité. Le lancement officiel du deuxième mandat de Barak Obama n'a pas soulevé une ferveur populaire. Et le mur de la dette reste toujours à franchir. Car républicains et démocrates n'arrivent toujours pas à trouver un accord sur un programme de réduction des déficits publics. Et la solution d'attente qui avait été trouvée à la fin de l'année dernière, s'est traduite par une hausse importante de la fiscalité ainsi qu'une majoration des cotisations salariales qui ont pesé sur le pouvoir d'achat de nombreux Américains.
Robert Jules