Le paradoxe de la coopération entre banques centrales

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Harold James. | PROJECT SYNDICATE
Harold James. | PROJECT SYNDICATE (Crédits : Project Syndicate)
La coopération entre les banques centrales, efficace ou catastrophique ? Par Harold James, professeur d’histoire à l’Université de Princeton et membre principal du Center for International Governance Innovation (CIGI).

La récente annonce surprise de la Réserve fédérale américaine, relative à son intention de maintenir le rythme actuel de ses politiques de relance monétaire, illustre le débat actuel sur le caractère souhaitable ou non de la coopération entre les banques centrales. Bien que la décision de la Fed de poursuivre ses achats massifs d'actifs à long terme (fameuse politique d'assouplissement quantitatif) ait été principalement motivée par l'incertitude du contexte économique domestique, la crainte de voir la fin de cette politique entraîner la montée en flèche des taux d'intérêt au sein des économies émergentes - et notamment au Brésil, en Inde, en Indonésie, en Afrique du Sud et en Turquie - a fait apparaître une pression supplémentaire non négligeable. Pour autant, les organes décisionnels des banques centrales devraient-ils être tenus responsables des retombées négatives des politiques monétaires adoptées ?

 

L'expérience (ratée) de la Grande Dépression

Le débat autour de la coopération entre les différentes banques centrales s'est bien souvent axé sur une seule et unique expérience historique, dans le cadre de laquelle la coopération avait dans un premier temps semblé prometteuse,...

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