Il faut que tout change pour que rien ne change
Robert Jules
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Souvenez-vous en Grèce, il avait fallu deux élections l'année dernière pour dégager une majorité capable de gouverner le pays qui se trouvait au bord de la faillite et de la rupture avec l'Europe. L'Italie semblait dans le même cas lundi soir, la ruse de la raison démocratique n'ayant pas pu départager le parti du centre-gauche de Pier Luigi Bersani, pourtant donné largement favori, et un centre-droit amené tambour battant par le revenant Silvio Berlusconi. Une situation inédite due en parti au mouvement du comique Beppe Grillo, qui visiblement ne fait plus rire, notamment à Berlin et Bruxelles. Quant à Mario Monti, il est dans les limbes, autour des 10%. Autrement dit, un désaveu cinglant pour le « professore » tant adulé quant il avait été désigné à la présidence du conseil.
Les marchés actions en baisse
Paradoxalement, les marchés obligataires ne s'affolaient pas devant ce scénario d'impossible gouvernement, les taux se détendant même. Les marchés actions en revanche n'appréciaient guère cette situation et étaient orientées à la baisse. A moins que la « combinazione » ne reprenne ses droits pour trouver un exécutif improbable capable de diriger le pays malgré l'anarchie politique. Certains responsables politiques évoquaient après la publication des premières projections la nécessité d'organiser de nouvelles élections. Comme nous le disions en commençant, ce serait un scénario à la grecque, des premières élections pour se défouler, une deuxième pour revenir à la réalité. L'Italie, selon Bruxelles, sera en récession - pour la deuxième année consécutive - de 1% en 2013, et verra son taux de chômage grimper à 11,6%.
Une saga digne d'une série TV
Le scandale de la viande de cheval connaît un nouvel épisode dans cette saga digne d'une série TV qui ne connaît plus de saison. Cette fois-ci, c'est la célèbre enseigne Ikea qui refourguait du cheval dans les boulettes de viande qu'il vendait dans ses magasins dédiés à l'ameublement en kit. Les responsables politiques et ceux de la filière ont beau essayer de rassurer les clients, chaque jour apporte son lot de révélations à travers l'Europe sur des produits où la viande hachée se trouve être du cheval. Rappelons qu'il n'est pas mortel de manger de l'équidé, mais cette tromperie en dit long sur une certaine gestion anarchique de la filière.
Robert Jules