Le choix des mots dans le débat sur l'énergie est devenu un enjeu

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Les tentatives plus ou moins réussies pour substituer de nouveaux termes à d'autres jugés trop connotés se multiplient dans le domaine de l'énergie.

"Fracturation hydraulique." Ces deux mots symbolisent à eux seuls la crispation qui entoure le sujet des gaz de schiste et qui rebondit ces derniers temps à la faveur du débat sur la compétitivité des industries françaises, menacée par les prix croissants de l'énergie. Les avis divergent sur l'incidence réelle qu'aurait sur ce point l'exploitation des gaz de schiste en France, mais là n'est pas le sujet qui nous intéresse aujourd'hui.

Le terme même de fracturation (comme son équivalent anglais, fracking) exprime toute la violence infligée à la terre, laisse entrevoir des failles béantes d'où risquent de jaillir des fuites de gaz inflammables, confère aux dommages causés un caractère irréversible, évoque même un risque sismique induit. Toutes choses largement mises en exergue dans le film à charge Gasland et dont nous ne traiterons pas ici de la réalité, mais qui ont semblé suffisamment graves aux yeux mêmes des partisans de ces gaz de schiste, pour qu'ils tentent de faire émerger un terme moins agressif.

De la fracturation à la stimulation en passant par le massage

En France, c'est en janvier dernier que le PDG de Total, Christophe de Margerie, s'avouait "fasciné par la...

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