Bénéficiant d’un écosystème favorable avec le projet MedVallée qui vise à faire de Montpellier un pôle d’excellence mondial en matière de santé, l’Occitanie figure dans le top trois des régions les plus dynamiques. Alors que le plan de relance France 2030 vient de flécher directement 400 millions d’euros sur la medtech, quels sont les leviers permettant aux startups d’accélérer à l’international ? La question a été débattue à l’occasion de l’étape montpelliéraine du forum « Transformons la France », organisé par La Tribune le 14 novembre.En croissance continue, le secteur de la medtech compte dans l'Hexagone quelque 1.500 entreprises, dont 93% sont des TPE-PME. En 2021, la filière a généré un chiffre d'affaires évalué à 30 milliards d'euros, dont une dizaine à l'export, et le plan de relance France 2030 vient de flécher directement 400 millions d'euros sur la medtech.
Historiquement ancré dans la santé, la région Occitanie se veut un territoire de recherche et d'innovation. Mais comment les medtechs peuvent-elles accélérer dans la conquête des marchés à l'international ? La tournée du Forum « Transformons la France », organisé par La Tribune et qui faisait étape à Montpellier le 14 novembre, s'est penché sur la question.
Dans un contexte de mondialisation et sur un marché domestique restreint, dimensionner sa startup, dès le départ, à la conquête des marchés étrangers est un passage obligé. C'est ce qu'a fait Quantum Surgical, medtech montpelliéraine spécialisée dans la robotique médicale.
« A un niveau précoce de l'entreprise, il y a eu cette volonté de s'inscrire au cœur du territoire montpelliérain tout en ayant une vision internationale, avec notamment le choix d'un nom de société emblématique, explique Laetitia Messner, directrice clinique de Quantum Surgical.Des jalons ont été posés dans des endroits où les patients pouvaient bénéficier de notre technologie pour les cancers du foie, en l'occurrence l'Europe, les Etats-Unis mais aussi la Chine via la création d'une coentreprise, LifeTech Scientific Corporation. »
Un accompagnement ad hoc
Avoir des visées internationales est un premier pas mais il faut alors se donner les moyens de ses ambitions.
« Ce rôle de facilitateur, c'est le cœur de notre métier,assure Didier Boulogne, directeur général délégué Export Business France.Nous disposons d'un réseau étoffé de 800 collaborateurs positionnés dans 50 pays. Nos atouts principaux sont la connaissance des marchés et notre capacité à connecter les entreprises. Nous les accompagnons de A à Z en travaillant avec des outils différenciés : coachings individualisés, sessions de pitch, programmes booster, rendez-vous B2B,mais également des participations à des salons - Medica, Arab Health, SantExpo...- représentant des opportunités pour capter les investisseurs. »
La prévalence des maladies n'étant pas la même partout dans le monde, s'assurer que le produit correspond bien à un besoin, que ce soit pour les patients ou les médecins, est le B.A.-BA. La commercialisation d'un dispositif médical passe ensuite par la nécessité d'incorporer, au sein des équipes, toute la complexité d'accès aux marchés avec l'aspect réglementaire.