Club de l'éco : pourquoi la ville est intimement liée aux entreprises

N. El Ouachmi (Burostation), M. Lalande (Idéalys), K. Vidic (codev 3M), C. Perez (SERM SA3M), A. Aamarcha (Gogowego), A. Rey (La Tribune)
Christine Caville

N. El Ouachmi (Burostation), M. Lalande (Idéalys), K. Vidic (codev 3M), C. Perez (SERM SA3M), A. Aamarcha (Gogowego), A. Rey (La Tribune)
Christine Caville
Le mois de mars est le moment de l'année où les métropoles peuvent afficher leurs projets et innovations urbaines. À peine rentrés du MIPIM (Marché des professionnels de l'immobilier) à Cannes, Chantal Marion, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole (M3M) en charge du développement économique et de l'urbanisme, et Christophe Pérez, directeur général de la SERM-SA3M, étaient présents sur le Salon de l'immobilier de Montpellier qui ouvrait ses portes le 15 mars.
Ils ont lancé le débat, organisé par La Tribune/Objectif Languedoc-Roussillon en ouverture du salon, sur la thématique « Du fait urbain au fait économique : comment l'écosystème montpelliérain favorise-t-il l'implantation des entreprises ? ».
Après avoir rappelé les records battus, sur l'année 2017, en matière d'immobilier d'entreprise (90 000 m2 de transactions) et de production de logements, Christophe Pérez souligne :
À la croisée de ses deux délégations de vice-présidente de la Métropole, Chantal Marion rappelle un impératif : « Il faut créer des logements mais il faut aussi qu'il y ait des entreprises et de l'emploi ».
Raison pour laquelle la Métropole se préoccupe d'offrir les meilleures conditions d'installation aux entreprises. Par exemple en les rassemblant par secteurs d'activité comme les industries culturelles et créatives sur l'ex-EAI ou les entreprises du numériques sur le futur quartier Cambacérès.
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C'est ainsi à Montpellier que Nordine El Ouachmi a fondé Bureaux & Co, gestionnaire d'espaces collaboratifs. Il y a déjà développé deux sites (Parc 2000 et Millénaire), soit 3 500 m2. Par ailleurs, la start-up BuroStation, émanation de Bureaux & Co incubée au BIC et à Station F (Paris), propose du matching d'espaces de travail (par exemple sur le secteur médical ou le regroupement d'artisans), répondant ainsi à des demandes et des problématiques de petites surfaces, moins traitées par les autres acteurs de l'immobilier d'entreprise.
La start-up Idéalys, cofondée par Michaël Lalande, répond en partie à ces besoins, en proposant un portail d'application de services résidentiels, mais aussi un logiciel de gestion de parking partagé, dit aussi « foisonné ». Le mécanisme permet de récupérer une place de parking initialement destinée à l'occupant d'un logement dès lors qu'elle est libre, pour les salariés des bureaux voisins ou les clients des commerces.
En matière d'usages, la start-up toulousaine Gogowego, cofondée par Antoine Aamarcha et Émilie Giraudo, a développé une application qui propose un assistant virtuel destiné à valoriser les services d'une ville (en utilisant des données de l'open data) via un chatbot répondant aux questions des habitants. Il peut renseigner sur les transports publics, les déchets, des démarches administratives, etc.
Ces start-ups innovantes pour le secteur de l'immobilier s'étaient invitées, pour la première fois, sur le salon de l'immobilier de Montpellier via le « village des start-ups ».
L'occasion d'officialiser la création du réseau thématique de la PropTech (pour properties technology), rassemblant une quinzaine d'entreprises innovantes dans le secteur de l'immobilier. Le premier du genre en France.
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Michaël Lalande, l'un des initiateurs, renchérit : « Dans les grandes capitales, ce sont plutôt les grands groupes qui créent des accélérateurs, des incubateurs, et appellent les start-ups. Ici on fait l'inverse, et c'est nous qui irons voir les grands groupes ».