Le Lab'Tribune décrypte les nouveaux codes du business
Anthony Rey

Les participants et partenaires du Lab'Tribune 2020, réunis sur la scène de l'Espace Dièze
La Tribune
Anthony Rey

Les participants et partenaires du Lab'Tribune 2020, réunis sur la scène de l'Espace Dièze
La Tribune
Les nombreuses facettes de l'innovation numérique et sociale ont été passées en revue lors de l'édition 2020 du Lab'Tribune, organisée par La Tribune le 27 février à l'Espace Dièze de Montpellier en présence de 200 participants. "Le business évolue parce que les progrès du digital aboutissent et l'exploitation des data progresse aussi, et ce pour donner toujours plus de valeur à notre activité, et parce que les réseaux sociaux nous aident à communiquer nos offres, en respectant toujours cette éthique : servir le client", note Pierre Chauvois, directeur général de la Banque Populaire du Sud, en ouverture de la première séquence dédiée aux nouveaux codes de la tech pour booster son business.
Premier intervenant de la soirée, le publicitaire Frank Tapiro est venu souligner l'importance de la data, en présentant Datakalab, dont il est un cofondateur. En utilisant des outils issus des neurosciences et de l'intelligence artificielle (IA), cette start-up parisienne peut, avec des caméras, analyser l'émotion des consommateurs en réaction à un contenu.
Une illustration de la puissance des émotions a été donnée sur la table-ronde qui a suivi. Rejoignant Franck Tapiro, Charlotte Dubois (community developer pour Ubisoft) et Liliana Mellinger (business developer et spécialiste du community engagement) ont expliqué comment elles approchent les réseaux sociaux : l'une pour affiner la connaissance de sa cible (les gamers), l'autre pour initier une relation client.
Dans une deuxième séquence du Lab'Tribune, la société d'investissement Inco, fondée par Nicolas Hazard et présente dans 35 pays, a mis en lumière la dynamique d'innovation que porte l'économie sociale.
start-up coopérative spécialisée en télédétection et cartographie, qui a remporté le premier Prix Pépite ESS Montpellier Occitanie, remis par Léo Le Naour (directeur du développement d'Inco), et qui sera la première pépite locale de l'ESS
accélérée par Inco.L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

De même, une deuxième table-ronde a permis de zoomer sur les nouveaux business models en cours d'émergence dans l'ESS. Le succès de cette nouvelle forme de développement économique, surtout auprès de la jeune génération d'entrepreneur(e)s, l'expose aux effets d'aubaine avec les risques de "green washing" et de "social washing", mais "le fait que l'humain soit davantage pris en compte est déjà une victoire", selon Léo Le Naour.
Le constat des enseignants-chercheurs est unanime : "L'économie sociale et solidaire est une innovation à part entière, notamment du fait de la manière différente de penser et d'agir" (Magalie Marais, Montpellier Business School), "l'évolution de la conscience et de l'économie sociale et solidaire nous pousse à repenser le business model pour intégrer une gestion multi dimensionnelle" (Gérald Naro, Montpellier Management). Du côté des financeurs, Franck Nadal, responsable ESS pour la Banque Populaire du Sud, commente : "Parce qu'elle est une banque mutualiste, la BPS est aussi une entreprise de l'économie sociale, qui développe ses propres outils et expérimentations pour se transformer. Notre accompagnement va bien au-delà de celui d'une banque classique, souvent sur des critères qui ne sont pas que financiers".
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