Finance : pourquoi L’Archer se rapproche des marchés d’Europe et du Moyen-Orient
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Quelles pistes pour mettre le pied dans l'environnement proche de ces investisseurs qui, parfois de loin, regardent l'Afrique centrale comme potentiellement intéressante ? Comment créer des ponts qui permettent aux investisseurs et porteurs de projets de la zone Cemac (communauté économique et monéntaire d'Afrique centrale, NDLR) d'accéder au marché international ? Ces questionnements relèvent surtout d'opportunités que le groupe financier basé à Brazzaville et présent à Pointe-Noire et Malabo (Guinée équatoriale) compte adresser avec l'ouverture de son bureau parisien. « Après une année 2024 très dynamique, nous abordons 2025 avec de nouvelles ambitions : l'élargissement de nos activités et de notre couverture géographique », commente Gilles Tchamba, PDG de L'Archer.
Et c'est surtout une expansion stratégique, puisque l'implantation parisienne devrait être, à long terme, la première brique d'une visée beaucoup plus globale. « Le groupe veut davantage se rapprocher des marchés de l'Europe et du Moyen-Orient qui est aussi une région qui s'intéresse de plus en plus aux pays d'Afrique centrale », confie Tom Gattegno, récemment recruté pour soutenir le développement de L'Archer.
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Actif dans l'intermédiation boursière, la gestion d'actifs et le conseil en investissement, le groupe créé en 2020 a connu une croissance rapide, voyant d'ailleurs son capital grimper d'environ 15 000 euros à son lancement à plus de 2,2 millions d'euros aujourd'hui. S'il n'est pas encore question de mettre en place à Paris des équipes aussi étoffées que la centaine de personnes employées au Congo et en Guinée équatoriale, L'Archer songe à son expansion depuis le début du projet. Et l'idée n'a fait que s'affiner avec le temps. Dans un récent entretien avec La Tribune Afrique, Gilles Tchamba évoquait que « l'Europe ou tout simplement le marché international, représente un double avantage : [...] une opportunité de placement pour les investisseurs que nous avons et qui ne veulent pas se limiter aux seuls produits les plus couramment utilisés, c'est-à-dire les valeurs mobilières du type obligations-actions en zone Cemac ; [...] une opportunité pour tous ceux qui ont des problématiques de financement, peut-être parce que leurs projets nécessitent d'énormes ressources ».