La Zambie négocie un « plan Marshall » de 1,3 milliard de dollars auprès du FMI
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Arrêté à 6,6 milliards de dollars, le budget de la Zambie pour l'année 2017 ne sera pas suffisant. Le pays a besoin de davantage de billets verts cette année, plus d'un demi-milliard de dollars d'emprunt extérieur pour équilibrer le budget national, contribuant ainsi au bon fonctionnement de l'économie. Des pourparlers exploratoires s'étaient à cet égard ouverts en mars 2016 avec le FMI pour l'octroi d'un prêt sans intérêt de 1,3 milliard de dollars.
L'argent de ce prêt qui sera probablement conclu au mois de juin de l'année courante, servira à couvrir les dépenses sociales et la construction d'infrastructures, ce qui contribuera au redressement. Un redressement économique conçu par les autorités de Lusaka, mais auquel le FMI imposerait ses conditions.
En termes moins diplomatiques, les zambiens seront obligés de se serrer davantage la ceinture au cas où ce « Plan Marshall » en phase de négociation avec le FMI ne suffira pas. Déjà en 2015 face à un déficit de production énergétique, la compagnie d'électricité zambienne Zesco avait décidé d'augmenter ses tarifs. Le prix du kilowattheure était passé de 6 cents $ à 10,35 cents $ (soit une hausse de 70%). Ce qui n'a empêché la Zambie de se lancer au début de l'année 2017, pour une énième fois, sur le marché international à la recherche de 6 milliards de dollars Us pour la construction de la centrale hydroélectrique de Batoka Gorge. C'est un projet de joint-venture entre la Zambie et le Zimbabwe qui produira 2.400 mégawatts d'électricité.
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