• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ClimatTransitions Écologiques

L'environnement, parent pauvre de la croissance brésilienne

Sara Sampaio, à Brasilia

Publié le 26 juillet 2010 à 04:47

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 3

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 4

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 5

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
A quelques semaines de l'élection présidentielle, le bilan du président Lula fait la part belle à la croissance, au détriment de l'écologie.

"L'Etat brésilien est un Etat qui a commencé par tout détruire", explique Cândido Grzybowski, directeur de l'influente ONG brésilienne Ibase. Le sociologue se réfère ainsi à l'exploitation du "bois brésil" menée par les colonisateurs portugais lors de leur arrivée sur le territoire. Aujourd'hui encore, "80% de nos exportations sont agricoles ou minières", dénonce-t-il devant l'Association des journalistes de l'actualité sociale (Ajis)

Si après deux mandats et huit années de pouvoir, le président Luiz Inacio Lula da Silva peut s'enorgueillir d'une croissance de 7,1 % (prévision du FMI pour 2010) et d'une action sociale efficace (14 millions de personnes sorties de la pauvreté), son bilan environnemental est considéré comme une "tragédie" par bon nombre d'observateurs.

Gigantesques barrages hydroélectriques

Traumatisé par les "apagão"(gigantesques coupures d'électricité) des années 90 et 2000, le Brésil a favorisé la construction de barrages hydroélectriques. Belo Monte, sur le fleuve Xingu, fournira dès 2015 près de 11 % de l'électricité du pays (11.000 mégawatts). Le Brésil, qui estime avoir besoin de 3.500 mégawatts supplémentaires par an, n'a atteint que 26% de sa capacité d'exploitation hydroélectrique, contre 100% pour la France. Il prévoit ainsi la construction de 250 à 300 barrages d'ici à 2050.

Ce choix énergétique, malgré les emplois créés, entraîne la déforestation, responsable du réchauffement climatique, et l'appauvrissement de la biodiversité. Il entraîne également le déplacement des populations, notamment indigènes, et l'arrivée massive de travailleurs dans des petites villes déjà dépassées par les problèmes de pauvreté, de criminalité et d'infrastructures déficientes. Aucune de ces conséquences n'a entamé la volonté politique. Au sein du gouvernement, entre les pro-environnement et les pro-développement, Lula est un président "productiviste" ? selon les termes de l'ambassadeur de France à Brasilia, Yves Saint-Geours ?, qui a régulièrement tranché en faveur des seconds.

L'Institut brésilien de l'environnement, Ibama, "nous a imposé près de 33 projets sociaux et environnementaux avant de nous accorder sa licence", se défend EGF-Suez Brésil. Le groupe investit actuellement dans le barrage de Jirau (3.450 mégawatts), dans l'Etat de Rondônia, accusé de mettre en danger des groupes d'Indiens isolés. Cependant, l'Ibama est régulièrement accusée de corruption tout comme de céder aux pressions gouvernementales.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

Précurseur dans les biocarburants

Le Brésil reste en revanche un précurseur dans le domaine des biocarburants. Son éthanol à base d'alcool de canne à sucre a été lancé dès les années 70, après le premier choc pétrolier. La filière, considérée comme la "matrice écologique" du pays, est soutenue par une recherche de pointe. Quatre moteurs automobiles sur cinq construits au Brésil sont désormais "flex fuel", c'est-à-dire poly-carburants. Cette technologie permet aux consommateurs de mélanger les deux carburants et de recourir à l'éthanol, au prix modique, à la moindre montée des prix du pétrole.

En septembre dernier, peu après que sa ministre de l'environnement ait donné sa démission (lire ci-dessous), Lula a cependant interdit la culture de la canne à sucre sur 81% du territoire, en raison de la déforestation qu'elle entraîne. Au-delà, le gouvernement se garde bien de contrarier les projets de l'agrobusiness, tout-puissant. Le Brésil est ainsi depuis 2009 le deuxième producteur mondial d'OGM, derrière les Etats-Unis.

Cause ou conséquence de ce succès agricole, le Brésil est également le champion mondial de l'utilisation des pesticides, quatrième facteur d'intoxications humaines dans le pays, selon l'Anvisa, l'Agence nationale de vigilance sanitaire, qui peine à obtenir l'interdiction des produits les plus dangereux.

Parmi les plus importantes réserves de pétrole au monde

La croissance brésilienne repose également sur le pétrole. Petrobras, la compagnie pétrolière publique, qui depuis 2006 permet l'autosuffisance pétrolière du pays, détient des réserves prouvées de 14 milliards de barils.  Ces réserves pourraient tripler si la quantité de pétrole découverte au large de Rio de Janeiro, en eaux très profondes, jusqu'à 7.000 mètres de fond, s'avérait exploitable. La compagnie a annoncé en juin qu'elle allait investir 44,8 milliards de dollars par an d'ici à 2014 destinés en priorité à ces gisements.

Dans ce contexte, les énergies renouvelables comme l'éolien ou encore le solaire, inexistant sur cette terre de soleil, peinent à faire entendre leur voix. La filière éolienne semble prendre de l'ampleur, surtout dans le Nordeste où se concentre la majorité des vents. Le gouvernement a en tout cas affiché des objectifs ambitieux en la matière.

Enfin, le Brésil a du chemin à parcourir s'il veut verdir ses mégalopoles. A Sao Paulo (20 millions d'habitants), 6 millions de voitures se pressent chaque jour. L'élite a trouvé une solution originale : elle circule en hélicoptère. Avec 483 de ces appareils circulant chaque jour, selon l?autorité brésilienne d?aviation (ANAC), Sao Paulo est devenue la capitale mondiale de ce moyen de transport.

Marina Silva, un inlassable combat pour l'Amazonie

Cinq ans ministre de l'Environnement de Lula, Marina Silva a claqué la porte en 2008, fatiguée d'attendre la concrétisation de ses propositions. Originaire de l'Amazonie, son combat de toujours contre la déforestation la crédite d'une "aura missionnaire", selon les termes d'un proche de Lula. Mais celle qui était la "référence de c?ur" du PT pour l'environnement représentera le parti Vert à l'élection présidentielle du 3 octobre. Marina est "responsable de ce qui a été fait et en même temps tient une position critique", sa candidature sera difficile, estime José Eduardo Cardozo, député du PT. Les électeurs savent que "Marina est fidèle à ses idées", rétorque l'une de ses supportrices. Elle est créditée de 8% à 10% des voix dans les sondages.

Sara Sampaio, à Brasilia

Sur le même sujet

  • 1

    Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »

  • 2

    Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde

  • 3

    Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur

  • 4

    Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat