STX esquisse une stratégie de groupe

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Le conglomérat coréen STX Business Group continue sa percée sur le marché éolien offshore, grâce à ses filiales néerlandaise STX Windpower et finlandaise STX Finland.

De son côté, STX France, basée à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), vise trois segments du marché éolien offshore, hors turbines. Cette diversification par rapport à son activité historique dans la construction navale cible uniquement l'Hexagone, pour l'instant. Le groupe STX a-t-il une stratégie globale pour ses filiales dans l'éolien en mer ? Elle s'esquisse lentement.

Des complémentarités possibles
La société néerlandaise STX Windpower se positionne sur le marché des turbines offshore (à côté de l'onshore) et développe une machine de 2 MW à transmission directe (direct drive).
Elle mène actuellement son premier projet offshore concret en Corée du Sud en mettant à l'eau une turbine offshore de démonstration, à 1,2 km de l'île de Jeju-do, au sud du pays. "C'est un projet crucial pour nous (...). Avec cette installation, nous pouvons fournir des données plus approfondies sur les performances de notre technologie unique de direct drive, qui aideront nos clients à considérer des projets futurs", insiste dans un communiqué K.T. Yoo, CEO de STX Windpower.
Parallèlement, la société vient de signer un rapprochement avec STX Finland, spécialisée dans la construction navale, pour proposer ensemble une offre de type EPCI (Engineering, procurement, construction, installation), sur les marchés éoliens offshore de la mer Baltique. Les deux entreprises veulent jouer à fond les synergies au sein du groupe.
Positionnée sur les fondations d'éoliennes offshore, les sous-stations électriques des parcs et les navires spéciaux (navires de pose, navires d'assistance), STX France semble donc au premier regard très complémentaire des activités de ses deux cousines.

STX France dans son coin
L'entreprise française, dont STX Europe détient 66,6% du capital et l'Etat (via le Fonds stratégique d'investissement) les 33,4% restants, est néanmoins très mesurée sur une quelconque stratégie de groupe : "Chaque société mise sur son propre développement dans chaque pays, sur chaque chantier", indique Jean-Rémy Villageois, responsable du Business Développement.
Autrement dit, même si des complémentarités semblent possibles à terme, il n'y a pas à ce stade de stratégie de groupe. Le rapprochement de STX Windpower et STX Finland vise d'ailleurs à attaquer des marchés de niche : "Ces deux sociétés ciblent des marchés très spécifiques, des parcs plutôt de petite taille, avec peu de profondeur", note Jean-Rémy Villageois.

Une logique de groupe à long terme ?
STX France développe plusieurs projets mais n'est pas encore entrée en phase commerciale. L'éolien en mer représente d'abord une diversification par rapport à son activité historique dans la construction navale, malmenée ces dernières années. Mais en cas de succès et à plus long terme, STX France pourrait avoir des intérêts à tisser des relations plus étroites avec ses cousines installées plus au nord de l'Europe.

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