Coup d'envoi du premier projet français d'éolienne flottante

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L'éolien flottant pourrait ouvrir un vaste domaine marin à la production d'électricité en réduisant les contraintes de profondeur d'eau.

L'un des deux projets français majeurs d'éolienne flottante vient d'être officiellement lancé. Piloté par le groupe de services pétroliers Technip, associé notamment à EDF Energies Nouvelles et à l'École des arts et métiers, le projet Vertiwind sera financé à hauteur de 30 % à 40 % par le grand emprunt. Encore embryonnaires, les technologies d'éoliennes flottantes représentent un axe de développement prometteur pour l'éolien offshore. Les industriels espèrent qu'elles permettront d'en réduire les coûts, 1,5 à 2 fois plus élevés que ceux de l'éolien terrestre. Seule une installation de taille industrielle existe aujourd'hui, au large de la Norvège, testée par le pétrolier Statoil, à laquelle Technip avait déjà contribué. Les éoliennes flottantes, reposant sur des flotteurs ancrés au fond de l'eau et non directement scellées sur le plancher marin, permettent de s'affranchir de la contrainte d'une profondeur limitée à 35 ou 40 mètres. Elles ouvrent ainsi un vaste potentiel pour l'éolien offshore, qui ne réprésente aujourd'hui que 1 % de la capacité éolienne installée dans le monde. « Si on envisage de développer l'éolien offshore à une certaine échelle, il faudra sûrement aller beaucoup plus profond qu'en mer du Nord », estime le directeur des énergies renouvelables chez Technip, Stéphane His, qui pense en particulier aux eaux ventées mais profondes de la Méditerrannée.

Turbines à axe vertical

Concurrent de l'autre projet français d'éolienne flottante baptisée Winflo, dont le top départ industriel devrait être aussi donné en 2011, Vertiwind se distingue par son recours à des turbines à axe vertical, développées par la PME Nénuphar. « La partie dédiée à la conversion de la puissance, l'alternateur, une pièce très lourde, se situe dans la bouée et non en tête de mât. En abaissant le centre de gravité de l'installation, on va pouvoir réduire la taille du flotteur et gagner en coût. » Telle que dessinée aujourd'hui, l'éolienne n'a ni boîte de vitesse, ni système d'orientation de la nacelle ou des pales, ce qui en limite les coûts opérationnels.

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Commentaires
a écrit le 21/01/2011 à 16:52 :
Confrontés au projet de 141 éoliennes posées, nous ne pouvons qu'applaudir devant ces prespectives d'éolennes flottantes, seules admissibles sur le littoral Français, avec d'énormes prespectives de développement, pour l'emploi et l'exportation !
Que les politiques s'en inspirent, plutôt que de soutenir des projets techniquement dépassés!
a écrit le 21/01/2011 à 16:37 :
Dans un pays qui exporte 10% d'une production électrique non carbonée, il y a la place et le temps pour développer une filière 100% française en éolienne flottantes. Solutuion compatible avec la non amputation des zones de pêche et le non impact visuel, plein d'espoir pour notre économie, plutôt que l'éolien posé Danois qui ne fera aucun consensus en France, que nous combattons dans le projet des 2 côtes

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