Siemens va construire une usine de turbines éoliennes

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Le groupe allemand a choisi le port de Hull situé dans le nord-est de l'Angleterre.

La filière industrielle éolienne britannique se met en place. Siemens a signé jeudi dernier un protocole d'accord avec le port de Hull, dans le nord-est de l'Angleterre, pour y construire une usine de turbines éoliennes. Un accord définitif doit être conclu dans le courant de l'année.

Le montant de l'investissement n'est pas communiqué, mais Siemens promettait l'an dernier de construire une usine de 80 millions d'euros. L'idée est de servir les énormes champs éoliens en mer qui doivent être développés dans les années à venir. La propriété de la Couronne, qui gère les terrains de la famille royale mais aussi les fonds sous-marins, a attribué début 2010 neuf concessions en mer du Nord. Objectif : construire d'ici à 2020 des éoliennes produisant 32 gigawatts d'électricité, le quart de la demande britannique d'électricité.

À proximité de Hull se trouvent trois des principales concessions, qui nécessiteront 5.000 turbines éoliennes si elles sont entièrement développées. Des monstres mécaniques hauts de 150 mètres, qu'il faut construire le plus près possible du point d'ancrage, en raison de la difficulté et des coûts élevés pour les transporter. Trois ports britanniques croisent le fer pour obtenir la filière industrielle éolienne : Hull, détenu par Associated British Port (ABP), un autre site situé en face de Hull, sur un terrain actuellement en friche, développé par Able UK, et Newscastle, possédé par Shepherd Offshore.

10.000 emplois espérés

La victoire de Hull pourrait marquer un point décisif dans cette bataille. ABP espère que plusieurs entreprises s'installent au même endroit, faisant de ce port la base centrale des éoliennes en mer pour la Grande-Bretagne. La mairie de Hull espère à terme la création d'un maximum de 10.000 emplois. D'autres fabricants ont promis d'ouvrir des usines dans le pays. General Electric, Mitsubishi et l'espagnol Gamesa, qui va ouvrir un centre de R&D à Glasgow, se sont toutes les trois engagées à investir. Leur décision est désormais attendue avec anxiété par les autres ports.

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