Solaire : la bataille des technologies

 |   |  332  mots
Panneaux classiques en silicium ou panneaux à couches minces pour les centrales solaires ? Entre les deux technologies, la concurrence est farouche et certaines entreprises n'hésitent pas à se convertir.

Le groupe Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), l?un des leaders mondiaux des wafers de silicium (donc pour les panneaux en silicium), vient ainsi d?investir 50 millions de dollars dans Stion, une société californienne qui dispose d'une technologie de pointe de panneaux solaires à couches minces en CIGS (cuivre - indium- gallium-sélénium).

Les panneaux en silicium - historiquement les plus anciens - constituent aujourd?hui l?écrasante majorité du marché. Pourtant, ils ont perdu de leur superbe : en 2006-2008, lorsque le prix du silicium s'est envolé, les cellules à couches minces, fabriquées à partir d'un alliage de métaux posé sur une feuille de verre ou de plastique, sont devenues nettement plus compétitives, avec un prix au watt moitié moins élevé.

Depuis, la donne a de nouveau changé. La surproduction de silicium et de cellules en silicium a fait fondre les prix et les couches minces affichent désormais un prix proche alors que leur rendement par centimètre carré (taux de conversion de la lumière solaire en électricité) est moitié moins élevé et qu?elles nécessitent plus de place, donc un coût en terrain important.

Pour le patron du groupe chinois Suntech, numéro deux mondial du marché solaire, le Dr Zhengrong Shi, les cellules à couches minces ont bénéficié d'une "fenêtre de tir" lorsque les cellules au silicium étaient plus chères, mais cette période est révolue.

Ce qui n?est évidemment pas l?avis des producteurs de couches minces, dont l?américain First Solar qui fabrique des cellules en tellurure de cadmium (CdTe), un matériau contesté sur le plan environnemental. Le groupe a des arguments : il est le premier fournisseur du marché au 1er trimestre 2010 avec 8,4% de part de marché en volume, devant le chinois Suntech et le japonais Sharp, selon un bilan réalisé par le cabinet IMS Research. Et il affiche de grandes ambitions : il vise une capacité de production de 1,8 GW en 2012 contre 1 GW fin 2009.

Green Business - le site de référence

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :