L'éolien offshore européen va encore accélérer en 2011

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Alors que Nicolas Sarkozy pourrait annoncer en personne l'appel d'offres français dans l'éolien offshore à l'occasion d'un discours sur l'industrie mardi à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le reste de l'Europe a vu ses capacités installées doubler en 2010, une tendance qui devrait se poursuivre cette année selon l'Association européenne de l'énergie éolienne (Ewea).

Dans son étude « tendances et statistiques 2010 dans l'éolien offshore », l'Ewea note une augmentation record de 51% de la capacité installée avec 308 nouvelles turbines pour une capacité totale de 883 MW. Ces équipements représentent un investissement de 2,6 milliards d'euros et concernent 9 parcs dans 5 pays. Désormais, l'Europe dispose d'une capacité totale de 2.964 MW avec ses 1.136 éoliennes offshore, ce qui correspond aux besoins moyens de 2,9 millions de ménages.
Pour atteindre son objectif de 40.000 MW dans l'éolien offshore en 2020, l'Europe devra continuer à accroître ses capacités de manière exponentielle. En 2008, 373 MW avaient été raccordés aux réseaux, suivis de 577 MW en 2009.

Le Royaume-Uni, leader mondial du secteur
Sans surprise, le Royaume-Uni reste le leader, non seulement en Europe mais au niveau mondial, avec une capacité installée de 1.341 MW. Le Danemark (854 MW) arrive en deuxième position, suivi des Pays-Bas (249 MW), de la Belgique (195 MW) et de la Suède (164 MW). Viennent ensuite l'Allemagne (92MW), l'Irlande (25 MW), la Finlande (26 MW) et la Norvège (2,3 MW).
La France, toujours absente de ce marché, vise quant à elle une capacité de 6 GW d'ici à 2020. L'appel d'offres portant sur une puissance cumulée de 2.000 à 3.000 MW, attendu depuis plusieurs mois, pourrait être annoncé par le président Nicolas Sarkozy le 25 janvier, lors d'une visite des chantiers navals STX à Saint-Nazaire. Selon les informations de GreenUnivers, une ultime réunion d'arbitrage a eu lieu en fin de semaine à Matignon.

Des investissements en hausse grâce à la reprise des financements
«Les 29 nouveaux modèles de turbines annoncés en 2010 témoignent d'un engagement croissant des acteurs industriels internationaux dans le secteur de l'éolien offshore, ce qui dynamise significativement l'économie européenne et ses efforts pour faire face au changement climatique et créer des emplois verts tout en réduisant notre dépendance énergétique», note le directeur général de l'Ewea Christian Kjaer, cité en marge de l'étude. En effet, 29 nouveaux modèles de turbines ont été annoncés en 2010 par 21 constructeurs différents. Parmi les industriels qui se positionnent, le français Alstom, qui vient d'annoncer un accord d'exclusivité avec EDF EN.
L'année 2010 a également vu une amélioration de l'environnement économique, les banques privées, les institutions financières comme la Banque européenne d'investissement (BEI) et les fonds d'investissements soutenant davantage le secteur.
L'Ewea se félicite notamment de la conclusion de deux accords financiers majeurs pour les fermes C-Power en Belgique (325 MW) et Borkum West II en Allemagne (200 MW), utilisant chacun des turbines d'une puissance d'au moins 5 MW, ce qui montre que les institutions financières sont prêtes à investir dans ce type de turbines appelées à dominer le marché ces prochaines années.
«Les financements restent un défi important mais nous constatons des améliorations avec davantage de banques et d'institutions financières prêtes à investir dans de grands projets d'éoliens offshore», souligne Christian Kjaer.

Entre 1.000 et 1.500 MW supplémentaires en 2011
Selon les projections de l'Ewea, entre 1.000 et 1.500 MW supplémentaires devraient être raccordés aux réseaux en 2011. Dix parcs éoliens en mer sont actuellement en construction, représentant une capacité de 3.000 MW. Au total, les Etats européens ont donné leur aval pour la construction de 19 GW, ce qui suffirait à fournir en électricité les 14 plus grandes capitales européennes. Et cela sans compter l'importante capacité visée par le Royaume-Uni (25 GW), qui n'a pas encore été entièrement validée

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