La facture solaire pourrait coûter cher aux Italiens

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Avec la croissance fulgurante de ses installations solaires l'an dernier, conséquence du niveau élevé des subventions (un tarif d'achat de l'électricité solaire parmi les plus élevés du monde, fixé pour 20 ans), l'Italie va devoir payer extrêmement cher ses nouveaux panneaux photovoltaïques : près de 44 milliards d'euros sur 20 ans, selon les calculs de Barclays Capital. Un montant qui sera réglé par les ménages sur leur facture d'électricité, comme en France.

Selon l?analyste de Barclays Capital Vishal Shah, les Italiens devront financer au total environ 6 GW au tarif fixé pour 2010 -- une estimation des nouvelles installations de l'an dernier plus élevée que ne l'annonce le gestionnaire du réseau GSE. Ce qui leur coûtera 43,6 milliards d'euros en tout sur les 20 prochaines années.
Et avec les 4 GW en attente d?autorisation de raccordement d?ici juin 2011, qui bénéficieront encore du tarif de 2010 (selon les indications de GSE), la facture pourrait atteindre 60 milliards sur 20 ans.
Pour la seule année 2010, calcule Barclays, l?Italie paiera 4,4 milliards d?euros, l?Allemagne 2,9 milliards et l?Espagne 2 milliards. Il est vrai qu'elle a vu ouvrir l'an dernier des centrales parmi les plus grandes du monde, comme Montalto di Castro et Rovigo.
En comparaison, la facture pour l?Allemagne sur 20 ans atteindra 25 milliards d?euros et pour l?Espagne 17 milliards d?euros ? au tarif datant de 2008, car depuis deux ans l?Espagne a tellement réduit ses subventions qu?elle n?installe quasiment plus aucun nouveau panneau solaire.
L?analyste estime que le poids de ces subventions a augmenté la facture d?électricité des consommateurs italiens de 0,25 centime d?euros par kWh en 2009 et de 1,42 centime par kWh en 2010, soit une hausse de 6% de leur facture.
En Espagne et à un moindre degré en Allemagne, la surchauffe des installations solaires a poussé les gouvernements a réduire leur tarif d?achat, et la France à instaurer 3 mois de gel des aides. De même, selon Vishal Shah, l?Italie pourrait réduire sérieusement ses subventions au deuxième semestre 2011.

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