Comment attirer les investisseurs en Europe vers les énergies renouvelables

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Plusieurs pistes sont à l'étude pour éviter que les fonds viennent à manquer pour financer les objectifs du paquet énergie-climat européen.

D'ici à 2020, 70 milliards d'euros devront être investis chaque année dans les énergies renouvelables pour atteindre les objectifs du paquet énergie-climat (20 % d'énergies renouvelables en 2020). De 35 milliards d'euros en 2008, ce montant n'a fait que diminuer depuis. Ces chiffres sont repris par Ernst & Young dans la dernière édition de son baromètre des énergies renouvelables. Dans ce document qui fait le point sur l'attractivité des pays et des technologies auprès des investisseurs, le cabinet présente les conclusions de l'étude qu'il a réalisée pour l'Union européenne sur le financement de sa politique en matière d'énergie renouvelable.

Dans le contexte actuel de raréfaction de fonds, les énergies renouvelables sont en compétition avec les infrastructures de transport, le développement urbain... « Ce n'est pas nécessairement le secteur le plus attractif », reconnaît Alexis Gazzo, senior manager chez Ernst & Young. Les perspectives de rentabilité y sont en effet très dépendantes de la réglementation, susceptible de modifications brutales comme on l'a vu récemment sur les tarifs de rachat de l'électricité solaire dans plusieurs États membres (Espagne, France). Ces dernières années, la Banque européenne d'investissement (BEI) et des fonds structurels ont compensé la désaffection des investisseurs privés. Mais d'après Ernst & Young, plusieurs pistes permettraient de les attirer à nouveau. À commencer par le développement préalable des infrastructures, garant de la viabilité économique des projets, plus déterminant encore dans le solaire photovoltaïque à concentration en fort développement en Espagne ou pour l'éolien offshore.

« Notation des projets »

Divers mécanismes de flexibilité encore dans les limbes doivent également permettre des échanges d'énergie « verte » entre les États membres en avance sur leurs objectifs et ceux en retard, voire entre États membres et pays hors Union européenne. L'étude de Ernst & Young milite également pour la création d'un organisme dédié aux énergies renouvelables qui délivrerait « une notation indépendante des projets », comme le font les agences de notation pour l'investissement socialement responsable (ISR).

Elle préconise aussi l'élargissement de partenariats public-privé innovants, permettant par exemple à l'État ou aux établissements publics de revendre leurs parts après la construction des projets. La plupart des risques technologiques et de construction étant réduits, le porteur du projet peut alors se refinancer plus facilement. Les Pays-Bas ou le Danemark y ont recouru pour l'exploration pétrolière et la Grande-Bretagne pour l'éolien offshore. Dernière piste évoquée, le « capital patient ». Il s'agit d'attirer vers les énergies renouvelables des acteurs intéressés par des investissements de long terme (une vingtaine d'années, alignées sur la durée des projets). Les fonds de pension ou les assureurs, qui investissent déjà sur l'immobilier à long terme, présentent le profil idéal.

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Commentaires
a écrit le 03/03/2011 à 14:22 :
Ah oui, j'ai un commentaire à faire !!! Dans cet article, il n'est question que de "rentabilité", "d'investissements attractifs", de "raréfaction de fonds", de "partenariat", de "revente",...... bref de fric, de fric et encore de fric !!
Pour moi ce n'est plus à prouver que le renouvelable est une énorme industrie de capitaux, mais pour ceux qui en doutaient encore.... voilà.
Ces gens là se soucient comme d'une guigne de l'écologie !!!!! CQFD.

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