Elan éolien pour Alstom et EDF EN en Amérique du Nord

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Positionné tardivement sur le marché des turbines d'éoliennes avec l'achat de la société espagnole Ecotècnia en 2007, Alstom Wind devient lentement mais sûrement un acteur de poids dans le secteur terrestre, avant de viser l'offshore à moyen terme.

Il a percé le marché américain pour la première fois en fournissant des turbines à deux fermes modestes, qui viennent d'entrer en service. Pendant ce temps, l'énergéticien EDF Energies Nouvelles confirme sa bonne santé sur le marché canadien avec la signature de contrats d'achat d'électricité pour deux fermes éoliennes en développement au Québec, une région où il revendique 50% de part de marché.

Alstom ouvre le marché US
Alstom se distingue petit à petit dans l'éolien, avec un beau succès en Ecosse, une offensive remarquée au Maroc, et une percée progressive en France. Mais le français reste petit et ne fait pas partie des 15 premiers plus grands fabricants mondiaux. Un classement que domine le danois Vestas, mais chamboulé par les chinois en 2010. Alstom veut néanmoins intégrer le Top 10 mondial à court terme. L'enjeu est de taille et les Etats-Unis seront l'une des clefs du succès.
Dominé principalement par l'américain General Electric et l'allemand Siemens, le marché américain des turbines sort d'une passe difficile. Sa croissance a chuté de 44% l'année dernière, mais un rebond est attendu cette année selon l'AWEA, l'association américaine de l'éolien. Les deux fermes remportées par Alstom - les parcs Adams et Danielson situés dans le Minnesota, le quatrième Etat américain de l'éolien - montrent que le français peut percer. L'usine d'assemblage que le groupe installe au Texas doit lui offrir une puissance de frappe supplémentaire.
Ces deux contrats ont rapporté 60 millions $ environ à Alstom (43 million ?). Le groupe a fourni ses turbines Eco 86 de 1,67 MW sur ces deux parcs de 20 MW chacun, développés par Juhl Wind. Au niveau mondial, Alstom a déployé plus de 2.100 machines, pour une puissance de 2.700 MW sur 110 fermes éoliennes (Espagne, France, Portugal, Italie, Turquie, Inde, Japon...).

EDF Energies Nouvelles : le Québec au français !
Plus au nord, au Canada, c'est un autre français qui s'illustre dans l'éolien. EDF Energies Nouvelles, via sa branche canadienne contrôlée par sa filiale nord-américaine enXco, signe deux contrats d'achat d'électricité (PPA de 20 ans, power purchase agreement) auprès d'Hydro-Québec pour deux parcs de 24,6 MW chacun (MRC du Granit et MRC de la Mitis).
Hydro-Québec a octroyé les projets à EDF EN en décembre dernier suite à un appel d'offres. Les parcs seront équipés de turbines REpower de 2.05 MW et délivreront leurs premiers électrons en 2014.
En début d'année, EDF EN a mis la main sur 100% du capital de Saint-Laurent Energies, une société québécoise qui développe cinq parcs éoliens majeurs pour une puissance de 954 MW et un investissement de 2 milliards de dollars canadiens. L'énergéticien français dispose de plus de 1.000 MW d'éolien en développement dans cette région. Il revendique la moitié du marché québecois, à côté de Cartier Wind Energy, Northland Power, Venterre NRG, l'alliance Boralex et Gaz Métro, Vents du Kempt ou encore Invenergy...

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