Premier investissement "cleantech" de Google en Europe

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Poursuivant une stratégie désormais très prudente dans les cleantech, Google a réalisé son premier investissement européen, en rachetant 49% d'une grande centrale solaire allemande au sol, pour 3,5 millions d'euros.

Une mise de fonds sans grand risque, puisque sa rentabilité est assurée par des tarifs de rachat de l'électricité solaires qui, quoique réduits récemment, restent confortables et garantis 20 ans.
Ce parc solaire de 18,6 MW se trouve à Brandenburg an der Havel, sur un terrain utilisé autrefois pour les entraînements de l'armée soviétique. Google y a investi aux côtés du fonds d'investissement allemand Capital Stage. Plus de 70% des panneaux sont de fabrication allemande, souligne Google, visiblement désireux de montrer qu'il a choisi de soutenir l'industrie locale.
Capital Stage a racheté 14 centrales solaires depuis 2009 en Allemagne et en Italie, et détient au total 74 MW, qui s'ajoutent à des parcs éoliens.
Après une longue pause pendant la crise financière, Google a recommencé à investir dans les cleantech, jusque là uniquement aux Etats-Unis, en misant cette fois sur des technologies plus matures. Début mars, il est devenu actionnaire d'un groupe de données météo, WeatherBill. Le géant de l'Internet a aussi récemment investi 20 millions $ dans Transphorm, groupe qui promet d'importantes économies d'énergie grâce à une conversion pratiquement sans perte entre courant alternatif et courant continu. Il a également le mois dernier injecté 20 millions de dollars dans le groupe de biogaz CooPlanetBiofuels.
Il a aussi, en octobre dernier, injecté 200 millions dans un vaste projet de réseau électrique sous-marin destiné aux futurs parcs éoliens offshore de la côte est, et accepté de connecter son logiciel de gestion de l'énergie avec le petit français Watteco. Il est aussi l'un des bailleurs de fonds de belles success stories américaines des cleantech, comme Silver Spring Networks, "la" star des logiciels pour compteurs intelligents aux Etats-Unis, et qui pourrait bientôt s'introduire en Bourse, ou encore d'un constructeur de moteurs économes, V-Vehicle.

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