L'hydrolienne d'OpenHydro fait tourner la tête de DCNS

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Le groupe français de construction navale militaire confirme son intérêt pour l'hydrolienne de 0,5 MW de l'irlandais OpenHydro. Après son entrée au capital de la société en janvier 2011, DCNS monte en puissance en profitant du retrait d'un autre actionnaire. Il détient désormais 11% d'OpenHydro.

Après les 14 millions d'euros injectés il y a moins d'un an en échange de 8% du capital, DCNS a continué son offensive fin 2011 et mis la main sur 3,16 % supplémentaires pour un montant de 3,7 millions d'euros.
17,7 millions injectés en moins d'un an
En moins d'un an, DCNS est devenu le partenaire industriel de référence d'OpenHydro, dont il soutient les opérations sur le projet pilote d'EDF à Paimpol Bréhat (Côtes d'Armor), où une machine pilote a été mise à l'eau en octobre dernier. Cette expérimentation précède le déploiement d'une ferme pilote de quatre machines sur le même site durant la deuxième partie de 2012.
À terme, l'ambition de DCNS est d'implanter à Cherbourg (Manche) une usine pour y fabriquer des hydroliennes. Une stratégie industrielle qui serait déployée en parallèle au développement d'une ferme de plusieurs machines cumulant une vingtaine de MW au Raz-Blanchard, sur le littoral du Cotentin (Manche).
Du côté d'OpenHydro, la société évoquait fin 2011 son souhait de boucler un nouveau tour de financement en 2012 pour soutenir son industrialisation. Une opération qui pourrait voir DCNS se renforcer à nouveau dans cette entreprise lancée dans la course au leadership dans les énergies marines. Un marché où se trouvent aussi Marine Current Turbines (soutenu par Siemens), Hammerfest Strom ou encore Atlantis Resources Corporation en Europe.

Tous azimuts dans les énergies marines
DCNS est ambitieux dans les énergies marines en général. Il avance aussi ses pions dans l'éolien offshore, l'énergie des vagues et l'énergie thermique des mers. Preuve de son implication croissante, l'industriel a accru ces derniers mois son poids dans Winflo, le projet d'éolienne flottante du bureau d'études Nass&Wind Industrie (groupe breton Nass&Wind). Devenu un partenaire de référence du projet, il apporte son expertise de la mer et ses ateliers de fabrication. La montée en puissance de DCNS a été concomitante au retrait de Saipem de Winflo.
Dans l'énergie des vagues, à côté d'un partenariat noué avec Fortum fin 2011, DCNS développe avec EDF Energies Nouvelles un projet de démonstrateur basé sur la technologie Ceto de l?australien Carnegie, dont l?installation en mer est prévue à La Réunion dans les prochaines semaines.
Enfin, dans l?énergie thermique des mers, DCNS va installer début 2012 un démonstrateur à terre à l?île de la Réunion, après l?avoir testé à Nantes. Il développe également un projet à Tahiti et un autre à la Martinique avec STX France.

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