« GE souhaite s'engager aux côtés des décideurs publics »

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(Crédits : dr)
Le Salon des maires, du 17 au 19 novembre, sera consacré à la ville durable. GE Energy y défendra ses offres en matière d'éolien ou de déchets.

Pourquoi GE Energy participe-t-il pour la première fois au Salon des maires et des collectivités locales ?

Cette année, ce salon a pour thème la ville durable. C'est un sujet essentiel et sur lequel GE a beaucoup de solutions à proposer. En 2050, les deux tiers de la population mondiale vivront dans des villes, ce qui pose des problèmes notamment en matière de ressources et d'infrastructures. Notre offre Ville durable est un concept global qui fait appel à notre savoir-faire pour aider les villes à atteindre l'objectif de 20 % de réduction d'émissions de CO2 d'ici à 2020 [par rapport à 1990, Ndlr] fixé par la Commission européenne. Un savoir-faire dans les domaines des énergies renouvelables, de la valorisation énergétique des déchets, de la mobilité durable ou de la réduction de la consommation d'énergie. Ainsi, les turbines Jenbacher que nous avons installées à Bucarest fonctionnent à partir de déchets transformés en gaz de ville. Sur les compteurs intelligents aussi, nous travaillons directement avec des villes comme Londres pour la Cité olympique, ou Göteborg, en Suède, pour l'équipement de 90.000 maisons.

Nous sommes également présents sur l'éolien, y compris l'offshore, dans lequel nous avons récemment racheté le norvégien ScanWind. Nous investissons aussi dans l'énergie solaire ou encore dans la pérennisation des ressources en eau. Aujourd'hui, tout le monde parle de CO2, mais demain l'eau sera un enjeu essentiel.

Enfin, nous nous développons rapidement dans le « smart grid » (réseaux intelligents d'électricité) et, en France, nous sommes en discussion avec ERDF [filiale d'EDF, en charge de la distribution, Ndlr].

Les collectivités locales sont donc devenues pour vous un interlocuteur prioritaire ?

En effet, nous souhaitons nous engager aux côtés des décideurs publics. Nous avons toujours travaillé avec les États membres mais, jusqu'à présent, nos relations avec les collectivités locales concernaient essentiellement celles dans lesquelles nous nous implantions. Or, sans être les seuls décideurs, elles sont désormais des interlocuteurs incontournables, sur des sujets comme l'éolien par exemple.

Nous avons noué cette année une collaboration avec l'Assemblée des régions d'Europe (ARE), qui nous a choisis comme partenaire technique pour développer les énergies vertes, et nous accueillons d'ailleurs fin novembre dans notre centre d'excellence de Belfort 270 régions de 33 pays, où elles se réunissent pour préparer le sommet de Copenhague.

N'est-ce pas étonnant que l'ARE, qui représente les régions d'Europe, ait choisi pour partenaire une entreprise américaine ?

Nous sommes très fiers d'avoir été choisis. Nous le devons certainement à notre large portefeuille de produits susceptibles d'apporter des réponses aux besoins des régions. Et puis, nous sommes très européens. GE emploie 90.000 personnes en Europe, dont 18.500 pour GE Energy sur les 45.000 que compte cette division dans le monde. Par exemple, nous sommes le seul fabricant de turbines à gaz moyenne et grande puissance en France, dont nous exportons d'ailleurs plus de 95 % de la production. GE est sans aucun doute l'une des entreprises à la fois la plus globale et la plus locale. Nos process sont globaux mais nous bénéficions d'une grande autonomie au niveau local. Rien ne se fait sans concertation avec les responsables de régions. Notre centre d'excellence mondial pour l'énergie est situé à Belfort.

Et, ce qui est très important pour les collectivités, nous sommes intransigeants en matière d'intégrité.

Quelle est votre stratégie pour préparer au mieux le rebond, notamment sur les technologies vertes ?

La plupart des technologies propres nécessitent des investissements importants, mais elles créent des emplois et, par l'effet volume, leurs prix vont baisser. Nous continuons d'investir massivement dans la technologie et dans les hommes. Nous poursuivons donc nos investissements en recherche et développement. Si nous ne voulons pas que nos produits deviennent des commodités, nous devons investir là où nous sommes bons. Globalement, GE a investi 1,4 milliard de dollars dans la R&D de solutions technologiques plus propres en 2008, contre 750 millions en 2005. Par ailleurs, nous poursuivrons notre politique d'acquisitions qui ont du sens, en matière de développement durable, d'énergie ou de santé. Globalement, nous avons augmenté la part de notre activité tournée vers les nouvelles industries au détriment de nos activités financières.

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