Le Sicoval rachète les terrains de Sanofi à Labège pour 8,5 M€

Béatrice Girard

Béatrice Girard
Dans le cadre du projet Innometro, le Sicoval poursuit ses acquisitions foncières. Les négociations en cours depuis le printemps dernier avec le groupe Sanofi-Aventis viennent d'aboutir.
"Nous venons de signer une promesse de vente pour acquérir les 12,5 ha de terrain pour un montant de 8,5 millions d'euros", indique Christophe Leroy, le directeur de l'aménagement, de l'urbanisme et de l'habitat du Sicoval.
"La vente définitive devrait être effective avant la fin de l'année, des études sont en cours pour vérifier la nature des sols. Mais tout le monde souhaite que les choses aillent vite", poursuit le directeur de l'aménagement. Les modalités de la transaction ont été approuvées par les élus du Sicoval lors de la délibération du 8 juillet dernier, à 43 voix pour, 10 contre, 4 abstentions et 2 refus de vote.
Le vendeur, Sanofi-Aventis, n'a pour sa part pas souhaité s'exprimer sur le sujet tant que la vente n'est pas entérinée.
Particularité de cette transaction : si la promesse de vente a été signée entre le Sicoval et Sanofi, la collectivité a pour la première fois fait appel à la procédure du portage foncier. Une clause de substitution prévoit ainsi l'acquisition de ces terrains par l'établissement public foncier local (EPFL) de Toulouse Métropole (le Sicoval a adhéré en 2014 à l'EPFL de Toulouse Métropole). La mission de cette agence publique, dotée d'un budget de 50 millions d'euros par an, est en effet de financer des réserves foncières pour le compte des collectivités, leur permettant de réelles économies. Une nouveauté pour le Sicoval qui se félicitait jusqu'à présent d'avoir parfaitement anticipé ses réserves foncières.
La convention de portage, qui va définir les modalités de cette acquisition, devra aussi être approuvée par le Conseil de communauté du Sicoval avant le 15 novembre prochain.
Le Sicoval a indiqué à plusieurs reprises sa volonté de construire à cet endroit un espace dédié à accueillir des entreprises et notamment la création d'un campus numérique. La collectivité envisage un début de commercialisation des lots au premier semestre 2016.
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"Une ou deux entreprises pourraient s'implanter sur ces parcelles dès la première tranche de commercialisation, mais il ne s'agira pas d'une implantation majeure comme Thales", prévient Christophe Leroy, qui envisage de commercialiser la moitié des 12,5 hectares dans les trois prochaines années.
La transaction de 8,5 millions d'euros HT correspond à un prévisionnel de construction de 100 000 m2 de surface plancher.
Béatrice Girard