Tour Occitanie : la Compagnie de Phalsbourg détaille son projet hors norme

Béatrice Girard
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Promoteur investisseur spécialisé dans les centres commerciaux hors normes, Philippe Journo, PDG et fondateur de la Compagnie de Phalsbourg, a déjà réalisé entre autres l'Atoll, posé tel un ovni dans la campagne Angevine, Waves, l'immense vague de métal à Metz, et bientôt l'audacieux projet "1 000 arbres", lauréat de réinventer Paris. Une forêt qui recouvrira une partie du périphérique de l'ouest parisien...
Pour mener ces projets qui ne cochent pas les cases traditionnelles de la promotion immobilière, Philippe Journo emploie des recettes bien rodées : une architecture confiée à de grandes signatures internationales, une large place faite à la nature et, à l'arrivée, des "projets-lieux de vie" qui mêlent logements, bureaux, hôtels et commerces.
L'une de ses prochaines étapes sera Toulouse, où la Compagnie de Phalsbourg a remporté le projet de la Tour Occitanie, le 1er gratte-ciel de la ville, dans le futur quartier Toulouse EuroSudOuest.
On dit souvent que Toulouse est le berceau de la promotion immobilière. Pourtant, vous n'étiez pas encore implanté ici. Qu'est-ce qui vous a décidé cette fois ?
Nous travaillons sur le sens et, quand les projets n'ont pas de sens, nous ne venons pas. Jusqu'à présent, nous n'avions pas le bon projet pour nous implanter à Toulouse. Par ailleurs, notre sujet n'est pas de construire des milliers de m2 de logements mais plutôt de construire des logements exceptionnels. Nous sommes avant tout des investisseurs et des spécialistes du commerce avec un patrimoine de 550 000 m2 et, par ailleurs, 400 000 m2 en développement entre avril 2018 et avril 2021.
Qu'est ce qui vous a séduit dans le projet toulousain la Tour Occitanie?
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Nous avons aimé l'ambition de la Ville et de la SNCF d'oser créer une tour de 150 mètres de hauteur, dans une ville qui n'a pas d'immeuble de grande hauteur, et sur un espace extrêmement contraint. Nous avons décidé de construire 27 000 m2, au lieu des 40 000 m2 autorisés au départ, pour privilégier l'esthétique. Cette tour sera la plus haute de toute la région Occitanie, c'est un vrai risque politique auquel nous avons eu envie de participer. Pour ce challenge, nous avons fait appel à l'architecte américain Daniel Libeskind, qui a reconstruit entre autre le World Trade Center et nous lui avons confié le projet. Par ailleurs, l'emplacement et la proximité de la gare nous a décidé. La Tour Occitanie - car ce sera bien son nom définitif - sera le premier élément d'un programme de développement urbain ambitieux. Si nous réussissons ce projet, peut-être en réaliserons-nous d'autres à Toulouse, mais nous aimons bien l'idée de faire nos preuves avant tout.
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Béatrice Girard